Partition de la Centrafrique: l’ex-séléka exhume son vieux projet

Kangbi-ndara.info/  La partition de la Centrafrique revient au menu des groupes armées composants de l’ex-séléka.. Un homme politique bien imprégnée des mouvements et stratégies de ce groupe armé  actif estime qu’une menace réelle de partition pèse sur la Centrafrique faute du non respect des engagements du régime actuel.

A Chadian slodier atop a pick up armed with RPG (rocket propelled grenades) and a machine gun secures the entrance to the palace of Chadian President Idriss Deby February 8, 2008 in N'Djamena. Chad's government slapped a night curfew on Ndjamena and southern provinces as rebels who almost ousted President Idriss Deby Itno regrouped and rearmed after battling for the capital. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT (Photo credit should read PASCAL GUYOT/AFP/Getty Images)Deux des présumés auteurs de violences sanglantes au PK5 à Bangui, notamment Abdoulya Hissen et Haroun Gaye, ont été empêchés par les forces de sécurité nationale le 13 août 2016 de rejoindre une de leurs bases dans le centre, le centre-est et le nord-est. Cette tentative échouée anime les débats autour d’un projet d’attaque de la capitale centrafricaine.  Certaines langues indiscrètes chuchotent que  le mois de septembre 2016 risque d’être marqué par de graves perturbations sécuritaires en République centrafricaine. Certains prennent pour indice le nouveau mandat et la nouvelle résolution de la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) autour de la protection des civils, la dotation en nouveaux équipements de combat de l’ex-séléka, le retour controversé du colonel Jean Francis Bozizé à Bangui et l’absence d’un consensus de la classe politique locale autour du pouvoir exclusif en place.

 « La Séléka n’a pas vocation d’attaquer Bangui comme le croient certains, ce n’est pas envisageable. Elle veut par contre acter la partition. Une fois regroupée, elle chassera tout les agents de l’Etat des zones reconquises sous son contrôle et la partition sera de fait », confie cet homme politique centrafricain en contact régulier avec certains cadres de l’ex-Séléka.

D’après cet homme politique dont Kangbi-ndara occulte le nom : « il est temps pour que les nouveaux dirigeants sortent de l’euphorie des élections. L’aspect sécuritaire est de plus flottant, je pense que pour tout stopper, les autorités doivent respecter leurs engagements ».

De différentes sources, plusieurs entités ayant soutenu au second tour de la présidentielle de 2015 le régime actuel prennent du recul et laissent tâtonner les nouveaux dirigeants en raison de leur manque d’engagement politique. Pour certains déçus, Touadera commet en moins de six mois les erreurs que François Bozizé a mis huit ans de pouvoir avant de commettre.

Par ailleurs, les Centrafricains ne cessent de s’interroger sur le rôle véritable de la Minusca dans le pays et ne comprennent pas encore pour quelle raison la levée de l’embargo sur les armes destinées aux forces de défense nationale souffre d’inattention de la Communauté internationale. Comme l’évoque notre source anonyme, il faut que le régime en place sorte « de l’euphorie des élections » sinon les Centrafricains n’auront que leurs yeux pour pleurer.

Johnny Yannick Nalimo

 

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