Patrouilles suspectes : des soldats français perçus avec un instrument de géologie près d’une mine centrafricaine

Kangbi-ndara.info / Un spectromètre portable utilisé par des géologues est perçu par devers un soldat de la patrouille française de la Sangaris près de Boukoko, zone minière, à environ 10 kilomètres de la ville de M’Baïki, chef-lieu de la Préfecture de la Lobaye au sud de la Centrafrique. Aussi  de nombreux témoignages accablants insistent sur un éventuel agenda caché de la force française en Centrafrique.

L’instrument en question est un pistolet XRF qui donne la composition centésimale des roches. Il  a été perçu le mois d’août 2015 par un géologue centro-congolais en descente professionnelle près du gisement aurifère de Ndolobo dans la Lobaye (Sud).

« J’avais très vite remarqué l’appareil par ce que c’est mon outil de travail. Après usage, celui qui l’avait en main a pris note sur un document et j’ai compris mine diamant que ces gens avaient en marge de la sécurité d’autres missions dans ce pays », témoigne notre source couvert sous l’anonymat.

Plusieurs autres témoignages concordants mais difficiles à vérifier pour le moment font état d’un pillage organisé et abusif des ressources naturelles centrafricaines par les troupes françaises en Centrafrique dont certaines images prises dans un chantier de mines locales ont fait le buzz sur la toile en 2014.

Par ailleurs, un conseiller national de la transition en Centrafrique s’interroge encore sur certains engins (dragues et machines destinées à l’extraction du sol) utilisés par la Sangaris dans la Préfecture de la Kémo (centre-sud) le mois de novembre dernier, précisément à 4 kilomètres de Damara route de Sibut, zone regorgeant certaines richesses stratégiques.

Aussi, pour quelle raison l’on constate depuis le 29 décembre 2015 un fort déploiement des soldats français à environ 5 kilomètres de Ndjhio, axe Bossangoa (Centre Nord), zone productrice de l’or ? Et pour quelle autre raison la piste de l’aérodrome de Bossangoa est-elle en train d’être agrandie par les militaires français en mission de pacification de la Centrafrique ?

Un cadre onusien de révéler ce mois de janvier 2016, en off, que plusieurs rapports faisant état d’une volonté française contraire à l’aspiration du peuple centrafricain ont été envoyés à Ban-Kimoon, Secrétaire Général des Nations Unies. La source de poursuivre que la Minusca ne cesse d’insister pour que Ban-Kimoon rencontre éventuellement le Président français François Hollande pour discuter de la question.  

Evidemment, depuis la venue et le retour sans incident du pape François à Bangui, une venue vainement empêchée par la Sangaris prétextant une situation sécuritaire extrêmement critique, aussi de la réhabilitation des forces armées centrafricaines (FACA) visibles dans tous les coins et recoins de la capitale, une initiative du nouveau Ministre centrafricain de la Défense Joseph Bindoumi, un calme visible règne à Bangui et dans la quasi-totalité des villes du pays. Des efforts locaux qui mettent en mauvaise posture certaines forces étrangères alimentant régulièrement l’insécurité pour détourner l’attention publique afin de mieux piller de manière abusive la grande diversité des ressources nationales.

Notre analyse de la situation est simple. Nul ne doute du professionnalisme et de la qualité du soutien des forces étrangères en vue de rétablir l’ordre et l’autorité de l’Etat en Centrafrique. Cette avancée vers la paix ne doit servir de motif pour pulvériser ostensiblement ce qui revient de plus cher à une nation désintégrée au souhait telle la République centrafricaine. Il est patent que les centrafricains se fassent filouter par des escrocs internationaux qui pullulent les ONG et les instances internationales censées les venir en aide. L’on signale régulièrement l’abattage clandestin d’arbres servant à la fabrication de multiples objets dans la zone où les soldats américains déployés pour la traque du chef rebelle ougandais Joseph Kony s’y trouvent (Est). QUE CELA S’ARRETE ! Chaque centrafricain devrait se faire l’obligation de s’informer sur la direction des patrouilles suspectes étrangères et de ce qu’elles font dans les zones stratégiques. De l’allure où les forces étrangères agissent à leur guise, et du laisser-faire des dirigeants centrafricains, il ne serait pas surprenant qu’à la sortie de la crise actuelle, d’importantes ressources naturelles de la RCA seront dilapidées par ces pilleurs internationaux.

       Johnny Yannick Nalimo

                                                                                          

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