Performance économique d’Husaca : laborieuse expansion de la trièdre savonnerie nationale

Kangbi-ndara.info/ Le patron de l’Huilerie et Savonnerie de Centrafrique (Husaca), Djamal Saheli promet de mettre plus de gaz à ses réacteurs productifs afin de mieux répondre aux besoins de ses consommateurs en République centrafricaine. A la presse locale, il s’est dit plus déterminé à accroître les performances productives de l’Husaca par la politique de décentralisation et de diversification.

IMG0002AHusaca est l’une des rares usines agroalimentaires encore d’activité en République centrafricaine, principalement à Bangui la capitale. Cette industrie dirigée par Djamal Saheli, un centrafricain d’origine libanaise, employant plus d’un millier de centrafricains aux secteurs d’activité trièdre : la savonnerie, l’huilerie et la maïserie, a su résister à l’ouragan qui a dévasté ses quelques rares concurrents entre autres la jeune Usine La Na La Oil de Bida Koyagbélé spécialisée dans la transformation des régimes du palmier en huile raffinée.

Le Directeur général d’Husaca a récemment convié la presse locale à Bangui le le  20 janvier 2016 lors d’une globale évaluation des activités de son entreprise en 2015. Une rencontre pendant laquelle Monsieur Saheli a reconnu que malgré la résistance à encourager d’Husaca lors du récent séisme économique, cette entreprise, à l’instar de l’unique brasserie nationale Mocaf, chevauche au quotidien d’interminables dos-d’âne financiers allant de différentes taxes à payer à l’approvisionnement des produits depuis le port autonome de Douala (Cameroun). Succinctement, les performances d’Husaca sont plus encourageantes en 2015 qu’en 2014 et 2013 même si l’usine fonctionne encore avec un effectif réduit de son personnel.

Evidemment, en bon gestionnaire, Saheli se doit de surmonter les obstacles pour la survie de ce joujou national. C’est évidemment ce que Djamal Saheli a affirmé faire quand Husaca glissait doucement vers la faillite en 2013. « Husaca ne tombera pas. Une nouvelle naissance équivaut à trois productions », a-t-il promis en joutant sur une croissance interne en 2016. En effet, cette assurance imbibée de ténacité reposant sur une expérience adaptée au terrain est, sans doute,  la résultante d’un accroissement du taux des centrafricains qui se délectent encore des productions à faible coût d’Husaca. Monsieur Saheli estime à plus d’un million et demi le nombre de ménages consommateurs ou dépendants des produits Husaca sur une population moyenne de plus de quatre millions et demi que compte à ce jour la République centrafricaine.

L’occasion ne fait-elle pas le larron ? Conscient de l’absence d’une bonne politique agricole, par-dessus tout de la fertilité prodigieusement exponentielle du sol centrafricain (14 millions d’hectares de terre arable), il n’est point de doute que l’ « Empereur » économique actuel de Bangui, Monsieur Saheli, a en dessein des procédés de sa mise en valeur. Il projette d’étendre ses activités industrielles sur l’ensemble du territoire afin de réduire si peut soit-il le chômage mais surtout de promouvoir la consommation locale. En voilà un qui a des idées du développement durable dans une écurie où 8/10 s’attardent dans des querelles stériles autour du pouvoir.

Rappelons que Husaca est créée en août 1987. Elle a connu plusieurs années de stabilité en termes de croissance pour ne décoller sur un rythme nouveau qu’en 2005 avec la mise sur marché de la nouvelle gamme savon Savex. Depuis lors, l’entreprise ne cesse d’innover avec en savonnerie avec la sortie du détergent Klin vendu sur l’ensemble du territoire.

 

                                                                                                                                                          Johnny Yannick Nalimo

Comments

comments




Laisser un commentaire