Présidence de l’Assemblée Nationale : Thierry Vackat met les gants pour succéder à Ferdinand N’Guendet

Kangbi-ndara.info / Tourner la page de la sombre histoire de Centrafrique motive plus d’un depuis le changement politique intervenu dans le pays le 14 février 2015 avec l’élection à la présidence de la République de Faustin Archange Touadera. Présider la future Assemblée nationale centrafricaine fait l’obsession du nouveau représentant du peuple centrafricain dans la Circonscription de Mongoumba (Lobaye au Sud).

Essai Vackat 3Le député indépendant de la Commune de Mongoumba Thierry Georges Vackat – qui entend mener la danse parlementaire au pas des aspirations du  peuple centrafricain – projette de briguer la Présidence de l’Assemblée Nationale (PAN) pour signifier selon  ses termes« la rupture générationnelle et politique » en République centrafricaine.

« Je suis un connaisseur fin de la maison et un candidat fédérateur. Je n’émane pas d’un parti politique avec des configurations préfabriquées. Mon parcours dans la scène politique centrafricaine en témoigne de beaucoup. » En effet, le « connaisseur fin de la maison » était un des gars de l’ombre de la Transition de Catherine Samba-Panza et vice-président de la Commission production ressources naturelles et développement durable au Conseil national de transition (CNT).

De ce que l’on sait des récentes actualités de celui qui se veut le très ambitieux honorable du Sud centrafricain, Thierry Georges Vackat, s’exerce avec ténacité afin de supplanter l’actuel président du CNT Alexandre Ferdinand N’Guendet. Il a su, par des « stratégies lucides et adaptées » surprendre un grand nombre en s’unissant avec son légendaire concurrent politique l’éminent avocat centrafricain Me Jean-Louis Opalegna, lequel a joué un rôle déterminant dans l’élection de Vackat à Mongoumba. L’actuel honorable de Mongoumba – affectueusement qualifié de «grand guerrier » par une grande figure du monde politique centrafricain – a bien évidemment mené en mars dernier une rude bataille électorale en dépit des considérations tribalo-ethniques atteignant son apogée en Centrafrique afin de l’emporter sur son sexagénaire challenger – un natif de la localité.

Seulement, l’acte différentiel de bravoure posé par Thierry Georges Vackat aux législatives au prix de gagner démocratiquement une chaise parmi les 140 que compte l’Assemblée nationale centrafricaine serait-il à même de séduire et faire l’unanimité au sein de la nouvelle classe parlementaire dans moins de deux semaines (06  mai 2016) ? Choisir quelqu’un de représentatif selon les attentes du peuple profiterait-il à un jeune quand bien dégourdi et déterminé à relever les grands défis de l’heure quand le nouveau régime en quête de majorité parlementaire ferait signer certains nouveaux élus contre 1.000.000 FCFA ?

Evidemment, si de nos jours certains centrafricains se targuent d’attendre que la magie ne s’opère d’abord avant de marquer leur entrer dans l’Histoire de la Centrafrique, de ceux-ci, l’indépendant Thierry Georges Vackat – à l’instar de bien d’autres éclairés – rament prudemment à contre-courant. « Il faut que les choses changes fondamentalement. Mon engagement c’est de rompre avec tout. Nous avons vu la gestion de l’assemblée depuis un certain temps et les graves disfonctionnement au sommet de l’Etat. La configuration politique aujourd’hui n’est pas celle des trois dernières décennies où tout se jouait au niveau des partis politiques traditionnels. Nous avons maintenant l’émergence des jeunes partis et de nouveaux leaders politiques…» déclare-t-il.

Toutefois, l’on ne se lasserait pas de s’interroger si l’air du changement est-il réellement arrivée en République centrafricaine après plus d’un demi-siècle de démagogies politiques ? Le peuple centrafricain qui, à l’issu des scrutins législatifs et présidentiels de 2015, votaient massivement pour les candidats indépendants ne se sentirait-il pas trahie si jamais sa nouvelle représentation venait à se livrer à des velléités de  jeux d’alliances politiques sur fond d’intérêts égoïstes ?

Par ses ambitions personnelles de chapeauté l’exécutif du futur parlement, le représentant du peuple Thierry Georges Vackat s’incruste parmi les crocos de la scène politique centrafricaine notamment  les anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé du parti l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) à qui le nouveau président Faustin Archange Touadera aurait demandé une trêve politique, Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), l’ancien ministre d’Etat et candidat indépendant à la présidentielle de 2015 Abdou Karim Meckasoua et l’ex-ministre du Commerce et conseillère nationale Madame Béatrice Epaye qui sont cités avec insistance comme favoris préposés à la PAN avant et après le verdict de la Cour Constitutionnelle le 23 avril dernier.

La question qui alimente encore les colonnes des journaux locaux mérite sans doute d’être posée : qui de Dologuélé, Ziguélé, Meckassoua, Epaye et bien évidemment de Vackat sera le futur PAN ?

Johnny Yannick Nalimo

 

 

 

 

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