Présidence de l’Assemblée Nationale : Touadera joue la carte de sagesse face à Dologuélé, Meckassoua et Ziguélé

Kangbi-ndara.info/ Le nouveau président centrafricain Faustin Archange Touadera (FAT) a reçu hier 1er mai 2016 à son domicile trois des quatre prétendants à la future présidence de l’Assemblée nationale (AN) centrafricaine. Une rencontre qui a pour but d’écouter chacun de ceux qui aspirent briguer le perchoir du parlement centrafricain.

touaderaEn effet, à en croire nos sources dignes de foi, FAT a reçu à son domicile sis quartier Boy-Rabé dans le 4e arrondissement de Bangui les personnalités politiques suivantes : Anicet Georges Dologuélé de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Abdou Karim Meckassoua fondateur du Chemin de l’Espérance et Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Nos sources d’ajouter que Guy Moskit, candidat malheureux à la présidentielle de 2015 devrait y prendre part mais il s’est fait excuser pour son absence.

De ce qui a été dit lors de cette rencontre, nos informateurs de poursuivre que FAT leur aurait sagement tenu les propos qui suivent : « Nous sommes tous des frères et que vous tous m’aviez soutenu. Le problème qui se pose, c’est que vous êtes quatre pour une place, celle de la présidence de l’Assemblée nationale. Dites-moi, que doit-on faire ? ». Et, la réponse des hôtes du président Touadera a été peu édulcorée voir subjective.

Dologuélé qui a pris la parole en premier lieu, aurait revendiqué la présidence de l’AN contre la proposition d’une trêve politique avec le régime politique en place. Ensuite, le président du MLPC rappellerait au Chef d’Etat la mise en application des accords politiques signés avant le second tour des scrutins présidentiels à l’issu desquels Touadera a été élu président de la République à près de 63% de voix. Abdou Karim Meckassoua, le 1er à arriver chez Touadera pour ce tête-à-tête, a été le dernier à prendre la parole. Il aurait salué la sagesse de FAT qui n’aurait pas songé à tirer le drap de son côté comme l’ont fait Dologuélé et Ziguélé mais aurait recommandé au président l’application de la Constitution, en ce qui concerne le choix du Président de l’Assemblée Nationale (PAN). Meckassoua, qui aurait soutenu de diverses manières, plus de la moitié des députés indépendants élus, voudrait que seuls les nouveaux élus doivent choisir le PAN par un vote.

Nos sources de commenter que, de toutes les réactions enregistrées, Touadera semblerait d’avis avec son ex-collaborateur, le ministre d’Etat Abdou Karim Meckassoua qui aurait déjà mis de gros moyens pour changer l’image de l’Assemblée nationale centrafricaine et donner plus de visibilité et de dignité aux élus du peuple.

De notre brève analyse de la situation, cette rencontre qui est loin de révéler les vraies intentions de FAT sur le profile requis pour la présidence de l’Assemblée nationale permet toutefois d’avoir une vue panoramique sur les entités prises au sérieux par le pouvoir en place. Cependant, il conviendrait de s’interroger sur la choix sélectif du nouveau président, n’associant pas à cette rencontre certaines personnalités dont les noms sont régulièrement cités par la presse locale comme étant des aspirants au poste de PAN en l’occurrence, l’ancienne conseillère nationale de transition Béatrice Epaye, le député de Bimbo 2 Jean Symphorien Mapenzi et le député de Mongoumba Thierry Georges Vackat qui, par le biais de la presse, a déclaré le samedi 30 avril 2016 sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale. Enfin, ce qui prime pour l'heure, le pouvoir exécutif se doit de ne pas influencer le choix du futur PAN car ce faire donnera raison à ceux qui affirment que nous sommes loin de sortir de l'ornière même avec la volonté de rompre avec les vielles habitudes affichée par le régime Touadera. 

Johnny Yannick Nalimo

 

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