Présidentielle 2015 : Bida Koyagbélé sur le tartan

Officieusement, le Secrétaire général de l’Association des paysans centrafricains (APC) et leader du Mouvement Kité (défi), Bida Koyagbélé, se présentera aux élections présidentielles de 2015 en Centrafrique. Un engagement exprimé ce 29 janvier aux étudiants centrafricains résidants à Douala au Cameroun.

1013722_1374594632807805_2017557357_nC’est au cours d’un entretien d’environ 2 heures de temps  que Bida Koyagbélé a accordé ce matin à une poignée d’étudiants centrafricains vivant à Douala qu’il a affirmé en off sa candidature  pour la présidentielle centrafricaine de 2015. Le paysan révolutionnaire, après avoir résumé son plan d’action et conseillé ses jeunes « frères » à fouiller dans l’histoire pour connaitre la vraie nature de la crise qu’endure le Centrafrique actuellement, a invité les étudiants à lui apporter leur soutien dans cette initiative « patriotique ». Selon lui, cette entreprise consiste à tourner la page politique de la Centrafrique et de réactualiser le concept du panafricanisme légué par le père de la nation centrafricaine Barthélémy Boganda afin d’unir les centrafricains et par extension les africains.

D’après Monsieur Bida Koyagbélé, il faut que la jeunesse centrafricaine ne perde pas de vue l’objectif révolutionnaire qui consiste à faire  de la République centrafricaine « la 1ere puissance continentale devant l’Afrique du Sud », d’ici quarante ans. Pour étayer au mieux son assertion, le paysan Bida Koyagbélé a évoqué en premier lieu l’agriculture, l’élevage et le tourisme centrafricain comme des vecteurs naturels de la relance économique contrairement à l’exploitation du bois et des pierreries. Il n’a pas oublié l’épineux sujet du pétrole centrafricain qui selon lui suscite tant la convoitise du Tchad et de la France et qui s’affiche comme le « malheur » de Centrafrique. « Ce pétrole appartient au peuple centrafricain, c’est le centrafricain qui doit en tirer profit et non un tiers », a-t-il fraternellement rappelé à ses compatriotes.

La cohorte des étudiants dirigée par Fleury Junior Pabandji, ancien président de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) exilé au Cameroun, s’est dite ravie de savoir qu’un jeune avec des idées panafricaines aspire à la magistrature suprême de l’Etat dans un contexte post conflictuel et sensible. Se tournant vers ses condisciples, Fleury Junior Pabandji les a exhortés de rompre avec la vielle classe politique centrafricaine « sangsue » pour soutenir des initiatives émanant de la jeunesse. « « Vous êtes des intellectuels, c’est le moment à jamais de faire preuve de votre intellectualisme. Il est temps de rompre avec la vielle génération pour avancer celle qui est notre.  On a assez accompagné les vieux. Mangez avec inconscience mais quand il s’agit de voter, faites le avec conscience », a-t-il consigné aux étudiants.  

En réaction, les étudiants ont promis leur entier soutien à la candidature future de Monsieur Bida Koyagbélé et promettent à leur candidat un suffrage électoral de plus de 80% au Cameroun en 2015.

Par contre, la préoccupation finale de Parfait Nzapayenga, étudiant en droit humanitaire international mériterait la considération de Monsieur Bida Koyagbélé « Ce qui m’a beaucoup courroucé en ce qui concerne notre pays c’est le fait que les mêmes noms reviennent toujours aux élections et que les mêmes dirigent ce pays depuis la colonisation à ce jour. Mais en vous écoutant, j’ai été galvanisé et je peux déjà vous rassurer que vous aurez notre total appui, seulement ne nous décevez pas. La jeunesse a toujours été manipulée, instrumentalisée par les politiques notre pays. Que cela s’arrête ! »                                          

Johnny Yannick Nalimo

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