Présidentielle 2015 RCA : Elie Oueifio déterre les embuches, Karim Meckassoua part grand favori

Kangbi-ndara.info / Contrairement aux préjugés burlesques alimentés incontestablement par des politiques qui ne percutent pas et situés à l’embrasure d’une hécatombe électorale, la candidature indépendante de Karim Meckassoua à la présidentielle, de confession musulmane, ne pose aucun problème pour un grand nombre de futurs électeurs de Centrafrique qui le jugent susceptible de gagner la présidentielle au 1er tour. C’est ce que rapporte une mission de la Direction nationale de compagne de Meckassoua ayant séjournée dans 7 préfectures centrafricaines du 25 novembre au 09 décembre 2015.

Ange Félix Patassé réincarné ?

Pour avoir développé une nature remarquable qui relève de l’art gestuel et de bien parler en public en s’adaptant à son auditoire, une qualité sans doute acquise après qu’il soit placé en porte-à-faux avec le parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) duquel il fut un habile ouvrier, sur le terrain à deux semaines de l’ouverture de la compagne électorale en Centrafrique, Elie Oueifio, Directeur national de compagne (DNC) de Karim Meckassoua et candidat aux législatives à Bossangoa 1, mettant les bouchées doubles cette année, se révèle l’photo KMde situation, capable de placer au pouvoir le candidat  Karim Meckassoua lors des scrutins à venir.

Entre autres à Baoro, sous-préfecture de la Nana-Mambéré (Centre-Ouest) théâtre d’une tragédie interconfessionnelle orchestrée en 2014 par les principales bandes armées, pour s’être choisi intuitivement un sujet captivant, intéressant, la quasi-totalité des femmes venues tendre oreilles à son speech, les habitants de cette petite agglomération centrafricaine ont pu faire un lien entre le DNC de Meckassoua et le feu président Ange Félix Patassé, très populaire en Centrafrique même à titre posthume, dont l’onctuosité verbale et la capacité de persuasion frôlaient le domaine du paranormal. « Oueifio nous dit ce que beaucoup de nous disent pas et il parle bien », a considéré Cécile Ngbana, cultivatrice à Baoro assise sur une natte sur les jambes de qui Oueifio s’est allongé pour signifier qu’il est le fruit des entrailles de la Centrafricaine.

En faisant bon usage de mots édulcorants et en les plaçant chacun à sa place, le DNC de Meckassoua a su retenir l’attention et séduire de nombreux électeurs centrafricains rencontrés durant sa mission de deux semaines dans l’arrière-pays notamment dans les régions du Sud-Ouest, de l’Ouest, du Nord-Ouest, du Centre-Nord et du Nord. Le plus difficile, reconnait-il, c’est de s’affirmer Directeur national de compagne d’un sujet musulman en raison des manipulations couvrant la crise des deux dernières années dans le pays. Or, sur le terrain, les centrafricains de tous bords, même ceux portant encore les stigmates de la difficile cohabitation pacifique des récentes années écoulées, se sont révélés être favorables à la candidature de Karim Meckassoua pour sa personne, ses valeurs, son ardent désir d’emmener la Centrafrique sur le chemin de l’excellence et du mérite et non pour un quelconque choix religieux.

Le centrafricain a compris…

vlcsnap-2015-12-11-11h02m55s175« Plusieurs hommes politiques nationaux de passage dans notre ville nous disent que Meckassoua est un musulman, donc Séléka, et si nous le soutenons, il fera revenir tous les ennemis de la paix dont bon nombre sont des musulmans. Mais après les explications de son excellence Elie Oueifio : « Meckassoua est réellement cet homme empreint des qualités rares chez nos hommes politiques ». Je pense qu’il y a une bonne raison pour que toute la jeunesse de Boda le soutienne pour le grand bien de toute la Centrafrique », propos du président de la jeunesse de la ville de Boda, l’un des principaux bastions des milices Antibalaka et où les violences sur fond de culte ont été des plus intenses en 2014. Il a aussi tenu à préciser que son statut ne lui permet pas de militer pour une quelconque formation politique mais qu’il usera de son influence pour que les jeunes de sa ville fassent le bon choix afin de ne pas revivre le passé douloureux.

Des réactions de mêmes ordre ont été observées dans les villes de Mbaïki (Sud-Ouest), Nola, Balégo, Bania, Berberati, Carnot, Bouar (Ouest), Bocaranga, Bohong, Paoua et Ndim (Nord) où chrétiens et musulmans réunis en un seul lieu n’attendent que le jour du vote pour redéfinir le devenir des différentes communautés de Centrafrique meurtries par la crise instrumentalisée par ceux qui convoitent depuis bien longtemps les richesses naturelles de ce pays situé géographiquement au cœur du continent africain.

« Où placerai-je mon grand frère qui est imam à la mosquée de Gobongo si réellement la laïcité à pris du plomb dans l’aile en Centrafrique comme certains veulent nous le faire croire ? N’est-ce pas en ces lieux que le Président Bozizé avait révélé que la seule personne qui maitrisait son calendrier de la prise du pouvoir en 2003  était Karim Meckassoua ? N’est – ce pas devant cette mairie qu’il avait choisi Meckassoua parmi bien d’autres pour bruler les armes pris aux Baniamouléngué de Jean-Pierre Bemba ?  » S’est interrogé Elie Oueifio devant plus de 1000 personnes venues à son meeting du 07 décembre 2015 à l’Hôtel de ville de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham (Nord). Evidemment, au départ la foule venue  écouter le DNC était hostile à la candidature de Meckassoua à l’instar de ceux de Boda mais, après avoir discerné la sincérité des propos tenus publiquement par le DNC, la majeure partie des personnes présente ce jour s’est résolument engagée à dynamiser les comités de soutien de Karim Meckassoua, plusieurs effigies du présidentiable ont été distribuées dans la ville sans objection aucune.

« Nous avions beaucoup travaillé avec Elie Oueifio et nous l’appelons localement « Baba ti a dongui » (Père des enfants de la rue). Si aujourd’hui il se retrouve dans une autre situation et qu’il nous dise de suivre son regard nous le ferons sans condition. Même s’il nous invite à l’enfer nous serons honoré de découvrir cet endroit car nous savons qu’il ne s’affiche pas derrière la saleté », a témoigné Ben le 29 novembre 2015 lors d’une réunion convoquée par le DNC Oueifio dans la salle de conférence de la mairie de Berberati en présence de la préfète Lydie Yanga.

Un optimisme prémonitoire ?                                                                                 

Marquer par sa facilité à rassembler les populations autour de la vision politique du candidat Karim Meckassoua, Elie Oueifio, en sa qualité de Directeur national de compagne disposant d’une meilleure connaissance de terrain pour avoir triplé le tour de la République Centrafricaine (RCA) en tant qu’Expert en Droit de l’Homme, ancien Ministre de l’Administration du Territoire et Secrétaire Général du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) de l’ex-président François Bozizé, estime que Meckassoua pourrait gagner les élections présidentielles au 1er tour car il s’est servi d’un verboquet exceptionnel pour hisser haut celui qui hante le sommeil de plus d’un.

La bonne info

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Loin des faits et de la réalité, très proches de la démence et d’une excitation grincheuse sacrifiant le sérieux de l’information, contrairement à ce que certains médias de la place racontent dans leurs colonnes à Bangui capitale centrafricaine, relativement à ladite tournée politique, Elie Oueifio tient à faire passer la bonne information suivante : « Mon équipe et moi n’avions pas fait usage d’appareil volant durant tout le périple mais étions à bord d’un pick-up 4/4. L’arrivée à Bossangoa à 00 heure 32 minutes, heure pendant laquelle les habitants dormaient naturellement, n’avait été connue que de deux personnes (le gardien de nuit du domicile du DNC et son fils) ». Elie Oueifio récuse la grossièreté selon laquelle il serait lynché ni hué pour une raison qui n’existe d’ailleurs pas. Comme le témoigne l’image photo de ce paragraphe, le candidat à la députation à Bossangoa 1, escorté en moto et par une foule nombreuse de son domicile à la mairie avant de tenir son meeting, se dit plutôt rassuré par la population locale venue très nombreuse à son réunion publique et alimentant de manière fondée son optimisme de gagner les élections législatives au 1er tour comme il s’évertue de négocier le 1er tour pour son candidat à la présidentielle Karim Meckassoua. Même à Bossangoa, noyau de résistance des Antibalaka, l’engouement pour le soutien de la candidature de Meckassoua est fort au point que les habitants de ladite ville se disent impatient d’accueillir sur leur sol celui qui va sans doute rassembler tous les Centrafricains et fondre le mythe de conflits religieux en Centrafrique.

Les violences sur fond d’appartenance religieuse ont vu jour en Centrafrique à l’arrivée au pouvoir de l’ex-coalition rebelle de la Séléka le 24 mars 2013. Plusieurs violences interconfessionnelles instrumentalisées par des individus tapis dans l’ombre (en réalité connus de tous) ravivent l’utopie d’une guerre fratricide dans ce pays où la cohabitation pacifique entre les différentes communautés ne souffrait d’aucune ambiguïté. Meckassoua dit s’engager davantage politiquement cette année pour sortir la RCA du fossé dans lequel il se trouve par contrescarpe afin de donner une nouvelle chance aux centrafricains de tout bord de vivre à nouveau ensemble comme le souhaite presque toute la République prête à aller aux urnes dans les prochaines semaines. 

Penne de l’Ouest, J.Y. NALIMO

 

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