Production miracle d’électricité : l’Enerca est en train de changer

Kangbi-ndara.info/ C’est une surprise agréable de ce début d’année pour les consommateurs légaux et illégaux de l’Energie centrafricaine (ENERCA). La capitale éclairée, les aliments conservés, les bières bien fraiches, les groupes électrogènes éteints et une possibilité incroyable de savourer les meilleurs programmes sur votre petit écran téléviseur. Ce sont entre autres les bienfaits palpés du doigt du samedi 31 décembre 2017 au mardi matin 2 janvier 2018 grâce à la production électrique continue de l’Enerca.

« Ce que vous constatez est l’apport de nos groupes thermiques. Nous avons mis en marche les deux groupes thermiques de Bangui et cela nous a permis d‘augmenter la capacité ces deux jours fériés », explique le Directeur général de l’Enerca Thierry-Patient Bendima.

En effet, c’est d’une manière ou d’une autre l’heureuse surprise réservée à la population Banguissoise et des périphéries par l’Enerca pour non seulement marquer le début d’année 2018 mais aussi témoigner des changements dans la qualité des services de l’unique société d’état en charge de la production et de la distribution d’électricité en République Centrafricaine.

Outre la mise en marche des ventilateurs à longueur de nuit pour perturber le vol encombrant des moustiques, l’éclairage domestique, la charge des téléphones portables, l’usage des réfrigérateurs et congélateurs pour la conserve des aliments et autres, les petites activités génératrices de revenus dépendantes du courant électrique sont les heureuses bénéficiaires de cette brève démonstration technique de l’Enerca.

« Du 31 décembre 2017 au 1er janvier 2018 j’ai quadruplé mes recettes. Le salon a tourné jusqu’à l’aube et j’étais obligé de faire appel à des mains d’œuvre supplémentaires », se réjouit le patron du salon de coiffure Jordy à Sica 2 dans le deuxième arrondissement de Bangui.

Le revers. « J’ai besoin du courant électrique à la maison tous les jours mais je n’ai jamais réalisé que la normalisation de la situation de l’Enerca impactera sur mes activités. Le service n’a rien donné depuis le samedi », plainte de Paterne, jeune Disco Jockey et propriétaire de deux cabines de charge des téléphones portables.

« Nous étions scotchés devant notre petit écran téléviseur pour suivre l’actualité et nos émissions préférées. On se serait cru dans un pays normal. C’est vraiment une surprise agréable. Que l’Enerca continue sur cette lancée et nous oublierons bientôt les délestages », encourage Jacky, jeune ménagère au Quartier Ben Zvi qui tient à profiter au maximum de son abonnement au bouquet Canal + qu’elle paie mensuellement mais qu’elle n’en profite vraiment en raison du difficile programme de répartition du courant électrique à Bangui (seulement 8 heures de temps sur 24 heures).

Cette démonstration annonce-t-elle la fin définitive des délestages à Bangui ? Le Directeur général de l’Enerca ne le garantit pas mais fait comprendre que son personnel et lui sont à pied d’œuvre pour booter ce désagrément technique chronique hors du quotidien des Banguissois.

L’an dernier, l’Enerca, saisissant l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) a remis en marche la centrale de Berberati, chef-lieu de la Mambéré Kadéï pour un éclairage d’abord public et très bientôt domestique. En plus, déjà plus de 16 entreprises sont en lice pour le marché d’augmentation de la capacité de production électrique des usines de Boali 1 et 2.

Le doute est moindre, l’Enerca est en train de changer.

Kangbindara




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