Projet d’assassinat à la présidence centrafricaine : un diplomate appelle à renforcer la sécurité du président

 Kangbi-ndara.info/ Les sources sont formelles même si les preuves ne sont fournies pour la pertinence de cette information visant directement le Chef d’État centrafricain Faustin Archange Touadera.
Le locataire du palais de la Renaissance, l’homme du 30 mars 2016, le Président Faustin Archange Touadera court un danger susceptible de l’empêcher de quitter le pouvoir dans les conditions qui lui soit favorables et de ne pas préparer l’arrivée de son successeur pour arroser en son temps les grains plantés.

Plus explicitement, le Président centrafricain fait l’objet d’un complot d’assassinat physique. Rien ne transpire sur l’identité des comploteurs mais l’on sait vaguement que c’est avec la bénédiction d’une chancellerie occidentale dans le pays, et de la complicité de certains membres du cabinet du président et quelques membres du gouvernement. Quelques pays amis de la sous-région sont aussi suspectés d’être d’intelligence dans ce coup.
Les limites politiques à ne pas franchir dans les circonstances actuelles de la Centrafrique consistent à ne pas accélérer la reconstruction des forces de défenses afin de faire constamment pression sur le palais de la Renaissance par le biais des groupes armés; ne pas mener une politique diplomatique dont l’appréciation populaire pourrait mettre en mauvaise posture les partenaires traditionnels du pays ; démettre vaille que vaille l’actuel Premier ministre avant ou après le dialogue politique inclusif de juillet prochain et laisser les chaises stratégiques du bureau de l’Assemblée nationale au parti Chemin de l’Espérance.
Sur tous les points susmentionnés, le Président centrafricain ne transige pas « je suis sur la bonne trajectoire…j’ai mon agenda politique ».

Le bémol se cache dans l’inquiétude ci-après exprimée par un diplomate étranger : « le Président ne prend pas très au sérieux sa propre sécurité ».

De notre brève analyse, même si cette menace n’est pas anodine comme celles déjà connues, il tient lieu de rappeler que le régime de Touadera souffre à un haut niveau de culture d’Etat qui frise l’exclusion des compétences dans la gestion de la chose publique.Un manquement qui déçoit plus d’un au niveau de la diplomatie et de la représentativité du pays.

Par contre, il faut le reconnaitre, le régime politique de Touadera fort de ses bas s’affiche le moins kleptocrate que ceux du passé. La transparence se fait ressentir dans la gestion du trésor public.
Le pouvoir en place n’est pas criminel, il n’est pas très dominateur et laisse entrevoir clairement les bases de la démocratie dans le pays. La liberté d’expression est un fait et à tous les niveaux.
Aujourd’hui en République Centrafricaine, l’opposition politique, la société civile et les médias jouissent d’une liberté sans précédent dans l’exercice de leurs fonctions en dépit des dérapages récurrents.
Le peu croyable, après trois ans de gestion, la Centrafrique fait exception dans la sous-région en n’enregistrant aucun prisonnier politique et d’opinion sur l’ensemble du territoire contrôlé par l’État.
Ce sont des acquis démocratiques à préserver chèrement.

Kangbi-ndara




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