Projet de destitution du PAN Meckassoua : le geste de désaccord du Président Faustin Archange Touadera

Kangbi-ndara.info/ Loin de pas valoir un pet de lapin, la procédure de destitution du président de l’Assemblée Nationale dont l’enclenchement a été annoncé s’avère sérieuse et pourrait faire mouche politiquement. Seulement, ce projet parlementaire ne bénéficie guère du soutien du régime en particulier du Président Faustin Archange Touadera.

Un jour après l’annonce de la mise en marche de la procédure de destitution du PAN, Abdou Karim Meckassoua, faite par l’honorable de Boali, Bertin Béa, le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera, garant de l’unité nationale et de la bonne marche des institutions, avant de partir à Saint-Pétersbourg en Russie le 22 mai 2018,  a contacté le PAN sur son téléphone portable pour s’enquérir des nouvelles de sa santé, apprend-on de nos sources proches du Chemin de l’Espérance.

Ce geste humain a été très salué par les députés et militants du Chemin de l’Espérance de l’honorable Abdou Karim Meckassoua, député du 3ème arrondissement, zone rouge, de Bangui.

« C’est en ce geste que le Président se montre le père de la nation et qu’il est un homme de vision et de paix », a complimenté un membre du cabinet du PAN.

En effet, même certains proches du  pouvoir en place ont reconnu que la procédure projetée par l’honorable Bertin Béa, se basant sur l’article 70 de la Loi Fondamentale, risque de mettre en péril la stabilité du pays tout entier « non à cause de ce que Meckassoua représente mais du signal négatif que l’Etat centrafricain allait donner devant le reste du monde », a précisé un leader politique centrafricain qui a requis l’anonymat.

Suite à la conférence de presse de l’honorable Bertin Béa qui ne représente encore une levée de boucliers,  le Groupe parlementaire du Chemin de l’Espérance, parti politique fondé par le député Abdou Karim Meckassoua, officiellement de la majorité présidentielle, a réagi le 23 mai 2018 dans un communiqué de presse pour qualifier de « tapageuse » cette déclaration.

Sur Radio Ndeke Luka,le magistrat centrafricain, Joseph Bindoumi, a relevé bien d’irrégularités juridiques dans la démarches, du député Bertin Béa, censées aboutir à la destitution du PAN.

Au regard des faits, il fort aisé de déduire que la destitution du PAN voulue par le député Bertin Béa sera simplement mis au rencart. Le PAN peut ronfler comme un sonneur car de facto, le Président de la République flaire la flanelle et se prive de boire le vin tiré pour le grand bien des Centrafricains y compris l’unité parlementaire.

Kangbi-ndara




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