Projet de loi de Finances : le Gouvernement arrête avec amendement le budget 2016 à hauteur de 210 milliards Fcfa et fixe les quatre priorités

Kangb-ndara.info / 210 milliards Fcfa (soit environ 320 millions d’euros), soit une progression de 25% par rapport au budget de 2015, est le montant arrêté par le gouvernement de transition en Centrafrique pour l’exercice de l’année 2016. C’est ce qu’a révélé le 19 novembre 2015 devant la presse le Ministre centrafricain des Finances et du Budget Abdallah Kadre.

kadreD’après le ministre des Finances, la Président de la transition a présidé un conseil des Ministres Extraordinaires consacré essentiellement à l’examen du projet du Budget de l’exercice 2016 qui a été approuvé avec amendements par la Présidente Catherine Samba-Panza. Lequel projet a été soumis au Conseil nationale de transition le 18 novembre 2015 pour adoption.

Les priorités de ce budget s’élevant à 210 milliards de Fcfa avec des dépenses qui s’élèvent à 259 milliards soit une augmentation des charges de 13,5% par rapport à l’année 2015 sont les suivantes :

1/ le rétablissement de la sécurité et de la paix sur toute l’étendue du territoire ;

2/ le renforcement de la justice et du processus de réconciliation nationale ;

3/ la relance économique et le démarrage de la réhabilitation des infrastructures de base ;

4/ la poursuite de l’assistance humanitaire.

Selon le document soumis à la presse par le ministère des Finances et du Budget, ce projet de loi des Finances prévoit la création d’une taxe Spéciale de Solidarité (TSS) qui prélèvera 5 Fcfa sur tous les appels téléphoniques des Centrafricains afin d’alimenter le Fonds de Solidarité Nationale créé en 1996 mais qui selon le ministre des Finances Abdala Kadre « n’a jamais opérationnalisée pour aider les victimes des évènements ». Aussi, la création d’une redevance du Développement Statistique consistant à financer la collecte des données économiques et sociales en vue de l’élaboration des bonnes politiques économiques et sociales.

Le ministre centrafricain des Finances a tenu de préciser que ce projet de loi de Finances n’est pas irrévocable car les futures autorités centrafricaines, c’est-à-dire celles qui succèderont à la transition actuelle en 2016, pourraient le modifier ainsi que les priorités fixées. « Nous avons ce devoir de prévoir le budget de l’année prochaine car l’Etat c’est la continuité, les nouvelles autorités peuvent amender ce projet de loi en fonction des priorités qui sont leurs », a-t-il indiqué.

Quant aux résultats de l’exécution du budget de l’année 2015, les six premiers mois, le ministre des Finances de rappeler que le Premier ministre Mahamat Kamoun a fait circuler le 07 août dernier une note circulaire fixant le cadrage budgétaire des six premiers ainsi que les principaux indicateurs macro-économiques et macro budgétaires. Les détails des dépenses effectués au cours des neufs premiers mois de 2015 ne sont encore totalement connus car l’on sait juste que l’Etat à payer des dettes internes (différents titres) à hauteur 8 milliards (soit environ 13 millions d’euros) Fcfa sur une prévision de 900 millions Fcfa (soit environ 1.380.000 euros).

Il convient de rappeler que ce projet de loi des Finances est approuvé par l’Exécutif de la Transition en attendant l’adoption par le Conseil national de transition à moins d’un mois du référendum Constitutionnel prévu le 13 décembre prochain. Aussi, nul n’a certitude de la tenue ou non des élections générales le 30 décembre 2015 en raison de la volatilité de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire et d’un plausible glissement électoral.

Johnny Yannick Nalimo

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