Propagation VIH/SIDA: Carnot, ville centrafricaine la plus touchée par le virus du Sida

Kangbi-ndara.com / La propagation du virus du Sida est toujours d’actualité dans la ville de Carnot, Préfecture de la Mambéré Kadéï. L’Hôpital sous-préfectoral de Carnot révèle enregistrer de 2011 à 2015 précisément 2503 cas dont seulement 1787 personnes prennent régulièrement les antirétroviraux. 

carnot 111Le médecin superviseur en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida à l’Hôpital de Carnot employé des MSF, Wilfried Mbolissa, révèle qu’à l’issu d’un récent atelier sur les taux de prévalence du VIH/Sida dans le district de la Mambéré Kadéï, un atelier organisé le mois dernier dans la ville Berberati, chef-lieu de ladite préfecture, que Carnot est la ville rouge en ce qui se rapport au nombre de personnes portant vivant avec le VIH/Sida.

« Sur les 2503 cas enregistrés dans la ville de Carnot et de ses périphéries depuis 2011,  383 malades sont perdus de vue et que des cas de décès s’élèvent à 51 tandis que seulement 7 malades sont remis en liberté », explique le médecin. En effet, le médecin superviseur tient à indiquer que c’est en raison de nombreux points de vulnérabilité à Carnot précisément les auberges, les bars dancing mais surtout d’une défaillance totale de communication en raison du faible niveau d’instruction des habitants de cette région minière que les chiffres croissent continuellement. Aussi, ajoute-il, que les femmes ne discutent quasiment pas de l’usage des préservatifs avec leurs partenaires.

Toutefois, le médecin traitant Mbolissa tient de préciser que la prise en charge des personnes déclarées séropositives est totalement gratuite à l’Hôpital de Carnot. « Des malades viennent de loin pour se faire traiter à Carnot. Nous avons des malades venus de Bangui, de Berberati, de Bossangoa et bien d’autres villes, ça explique aussi l’importance du taux des personnes vivants avec le VIH à Carnot ».

Par ailleurs, 200 autres patients enregistrés souffrent de la tuberculose à Carnot et, seul,  le personnel soignant se voit impuissant devant toutes ces urgences. «  Nous avons besoin des partenaires pour venir en aide aux malades sur des plans nutritionnels et autres », conclut la sage-femme.

 

Johnny Yannick Nalimo-Kangbi-ndara

 

 

 

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