Propos poignants de Maître Sombo-Dibele-Arlette après son éviction du gouvernement Sarandji

A PROPOS DE MON EVICTION DU GOUVERNEMENT

1/ Les Hautes charges de l’Etat sont des fonctions accessibles à tout citoyen.

La chrétienne que je suis sait que : « Ce n’est ni de l’orient, ni de l’occident, ni du désert que vient l’élévation » mais de l’Eternel (Psaume75). N’ayant pas recherché un poste pour être dans le premier gouvernement, je rends grâce à Dieu d’avoir utilisé le Président Faustin Archange TOUADERA pour m’associer à l’exécution de son programme gouvernemental et de m’avoir mise au large du second gouvernement !

2/ Au département dont j’ai eu la charge, j’ai fait ma part en âme et conscience. La Bible déclare que « la fin d’une chose vaut mieux que son commencement ». Ainsi, c’est   à la fin de mon parcours au département de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, qu’un grand nombre du personnel et moi-même avons pris la juste mesure du travail accompli ensemble. Des excuses et des remerciements formulés de part et d’autre, m’incitent à renouveler mon encouragement à l’endroit de ce personnel pour la continuité de sa tâche.

3/ Je tiens à lever une éventuelle équivoque. Il n’y a en moi aucune amertume, aucune aigreur. Ayant œuvré au gouvernement, je ne me rangerai pas du côté de la critique acerbe sans fondement car « la critique est aisée et l’art difficile ».

 A mon sens, la solidarité gouvernementale dépasse cette seule sphère.

 Le choix porté sur la personne du Président actuel faisait écho à un programme de société. Ce programme prenait sa source dans les attentes de la population énoncées lors des consultations populaires à la base.

 Ces attentes ont été traduites en recommandations au Forum National de Bangui, ces recommandations ont été inscrites dans la Constitution et reprises dans un programme pratique du Chef de l’Etat appelé Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (PRCPCA).

La solidarité, l’amour de la patrie requièrent l’adhésion de tous, gouvernants et gouvernés, à cette politique qui tient compte de la VOLONTE POPULAIRE.

CEUX QUI, DE QUELQUE BORD QU’ILS SOIENT, ACCEPTENT UN POSTE DE RESPONSABILITE AU GOUVERNEMENT DOIVENT OBSERVER CETTE EXIGENCE MINIMUM : RESPECTER LA VOLONTE DU PEUPLE:

« VOX POPULI VOX DEI » (LA VOIX DU PEUPLE EST LA VOIX DE DIEU)

C’était le sens de mon adhésion au gouvernement et cela demeure le sens de mon engagement à œuvrer pour que la volonté des centrafricains soit concrétisée dans les actes de gestion de la chose publique.

Les centrafricains ont dit, en substance :

« Non à la partition de notre pays la République Centrafricaine,

Non à l’impunité,

Non à la corruption,

Non à l’injustice ».

Ils ont dit aussi :

 « Oui à la paix,

Oui à la cohésion sociale,

Oui à la bonne gouvernance,

Oui au développement socio-économique ».

Pour défendre ce programme, traduit dans le plan le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en RCA-RCPCA-, point n’est besoin d’être au gouvernement ni à la tête d’une Institution.

Il est, ici, question d’un engagement citoyen au risque de revoir sombrer notre pays dans une crise plus grave encore !

 Laissons au Chef de la Nation le choix des instruments pour la réalisation de cette politique dont nous connaissons les enjeux et pour laquelle le peuple lui a accordé sa confiance !

Restons vigilants quant à l’exécution de ce programme !

Et tous, chacun dans sa sphère,WALI, KOLI GARA, JEUNES, ONG, FONCTIONNAIRES,TRAVAILLEURS  du secteur privé, PROFESSIONS LIBERALES, MENAGERES,œuvrons à la réalisation de ce plan en faisant montre de patriotisme pour que vive la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE!

 

                                                          

                                                           Maître SOMBO-DIBELE -ARLETTE

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