Quand le choix politique de Elie Oueifio bouleverse les esprits et rétracte les nerfs

Kangbi-ndara.info / L’on ne comprendra jamais assez la pensée des hommes politiques de ce pays qui pourtant, n’est pas avare des cadres et compétences. Au vu de ce qui se trame depuis un certain temps sur la scène politique, nous sommes tentés de dire que Dieu a déjà quitté la Centrafrique et certains compatriotes auraient perdu la raison. Et pourtant, ces soi-disant éclaireurs du peuple, se plaignent à longueur  de journée à travers de discours. Ce faisant, ils pensent que ce peuple est assez dupe pour qu’il soit conduit à l’abattoir comme des moutons de panurge.

OuéfioDepuis l’annonce du soutien de l’Ambassadeur de Centrafrique en RDC Elie Oueifio, ancien secrétaire général du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) a décidé d’apporter à son compatriote Abdou Karim Meckassoua, candidat indépendant à l’élection présidentielle en Centrafrique, beaucoup de langues, les mauvaises se mirent à faire des interprétations erronées, sans fondement et qui pour la plupart, sont de nature à développer la cécité intellectuelle et la xénophobie.

Comme la Bible l’a si bien dit : « Faute de connaissance mon peuple périt… ». C’est par méconnaissance de l’homme que les détracteurs de Elie Oueifio, le pointent du doigt et l’accusent.

Qui est Elie Oueifio ?

Elie Oueifio, centrafricain originaire de la Préfecture de l’Ouham. Né dans la sous-préfecture de Bossangoa au Village Bodouk. De mère, feu Ndekassem Rachel et de père feu Ndada Isaac, tous chrétiens et engagés religieusement.

Elie Ouefio démarre ses études primaires à l’école centre 1 garçon de Bossangoa en octobre 1965 puis au lycée Moderne de Bossangoa en 1971.

De 1977 à 1980, il suit une formation professionnelle à l’Ecole Normale des Instituteurs de Bangui, puis de 1989 à 1991 à l’Ecole Normale Supérieure. Détenteur du CEPE, BEPC, BS2, CAP, DCP et certifié de l’Institut International des Droits de l’Homme de Strasbourg en France puis du Centre de Production des Livres de Bouake en côte d’Ivoire. Elie Ouefio a connu les parcours suivants :

Professionnel.

  • 1980-1989 – Instituteur chargé des classes d’Application à l’Ecole Annexe de Bangui
  • 1989–1993 – Conseiller pédagogique encadreur et formateur au centre national de formation continue (CNFC) de Bangui ;
  • 1993 – 1995 – Chef de cabinet au Ministère du Commerce et de l’Industrie ;
  • 1995-1997 – Assistant du secrétaire général au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ;
  • 1997-2004 – Directeur des relations publiques et des droits de l’homme au Ministère des Droits de l’Homme, de la Réconciliation Nationale et de la Culture Démocratique ;
  • 2004-2008 – Préfet de la Mambéré Kadéï ;
  • 2008-2009 – Directeur de Cabinet au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ;
  • 2009-2010 – Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;
  • 2010-2011 – Ministre Secrétaire général à la Présidence e la République ;
  • 2012- jusqu’à ce jour : Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire de la République centrafricaine en République Démocratique du Congo.

Politique

  • 1979-1981 – Militant du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), président de la section du quartier Yassara, Miskine à Bangui
  • 1989-1995 – Membre Initiateur de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) secrétaire à l’organisation et à la formation, membre du bureau Exécutif et du comité directeur ;
  • 2009-2011 – Membre initiateur du parti travailliste Kwa Na Kwa, secrétaire général dudit parti

Religieux

  • Chrétien protestant, baptisé de l’église évangélique des frères ;
  • Diacre et prédicateur laïc ;
  • Ancien président du Comité d’organisation du culte en français de l’Eglise Evangélique des frères de cité des Martyrs (1993-2004)
  • Ancien président du comité de gestion de l’Eglise Cité des Martyrs (1993-2004)
  • Ancien secrétaire général de l’Association des chrétiens pour l’évangélisation et l’action sociale  (OCEAS) (1987-2002) ;
  • Ancien président du comité de réflexion et d’action de l’union des églises évangéliques des frères (CRAU) (2002-2004) ;
  • Consultant national auprès de l’Union des sœurs des Eglise Evangéliques des Frères (USEEF).

Associatif et autres

  • Ancien secrétaire général de l’Association Solidarité pour le Développement de Bossongoa (SODEBOSS) ;
  • Consultant de la Fondation des Femmes Religieuses pour la Paix (FFRP) ;
  • Ancien Formateur au Ministère des Travaux Publics dans le domaine de Typologie administrative et Technique de Communication ;
  • Auteur de plusieurs essaies et poésies ;
  • Initiateur du «  Cercle des Ecrivains, Journalistes et Chercheurs pour la Promotion des Vertus Citoyennes, la Culture Démocratique et la Défense des Sans-Voix (CEJCPVCCDDSV) ;

Distinctions Honorifiques

  • Officier dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine ;
  • Commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine ;
  • Commandeur dans l’ordre du mérite centrafricain ;

 

Au vu de son CV et un parcours de titan, Elie Ouefio fut un homme qui a planté un arbre qui a germé dans les cœurs des sympathisants d’une grande formation politique dans ce pays. Secrétaire général du parti travailliste KNK, Elie Ouefio a touché du doigt les dures réalités de la politique. Il a déduit que, même avec de gros moyens l’on ne peut parvenir à la stabilisation et atteindre le développement harmonieux d’un Etat sans une capacité de conceptualisation et de la maitrise de la gestion dans  cette sphère de métissage où l’on trouve des dupes, des éclairés, des bons, des mauvais, des riches, des pauvres, des agneaux et des loups voire des fous. Alors, comment gérer les uns et les autres pour que chacun ait sa place ?  Ses expériences politiques administratives, associatives et religieuses sont à la hauteur des attentes de tous ceux qui ont bien voulu le suivre sur ce chemin qu’il a choisi en âme et conscience pour chercher voies et moyens de sortie de crise en République centrafricaine.

Sa clairvoyance, son honnêteté, sa franchise et surtout son esprit humaniste lui ont parfois attiré la foudre et ou l’estime. Malgré tout, Elie Oueifio reste un homme de conviction, plein d’espoir dans un esprit sain. Seuls, ceux qui ont le charisme de la connaissance spirituelle, peuvent le détecter.

Son départ précipité du parti KNK était salué par tous les détracteurs et adversaires de l’ex-président François Bozizé. Et tous connaissent la suite…

Raison pour laquelle aujourd’hui, son appui à un compatriote constitue un danger pour ceux qui comptaient faire des omelettes sans casser les œufs.

Loin de faire la transhumance politique, Elie Ouefio est l’un des rares cadres et politiciens qui savent dire non en face. Il a largement contribué au changement de mentalité  de ses concitoyens voire même des politiques qui sont souvent pris en otages par des « chefs » au nom d’un parti politique pour abuser d’eux. Il en a pris un coup mais, il n’est pas descendu au fond du souffre comme certains ».

Pourquoi a-t-il quitté le poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire?

Oui, en Centrafrique, il est si rare d’enregistrer le départ des compatriotes de leurs postes de responsabilité car, le centrafricain est friand des postes juteux (Ministre, DG, Ambassadeur, Conseiller à la Présidence, Conseiller à la Primature, Inspecteur etc.

Jusqu’aujourd’hui, le centrafricain n’a pas encore totalement compris l’enjeu que représente la culture de savoir partir à temps avant qu’il ne soit trop tard, c’est-à-dire « démissionner ». Et pourtant, c’est une des vertus de l’honnêteté intellectuelle. Ainsi, à force de s’accrocher, on finit toujours par tout casser et sortir par la petite fenêtre. Mais tous, n’évoluent pas sur la même longueur d’onde. C’est pourquoi il même dit que « les moutons se promènent ensemble mais ils n’ont pas les mêmes prix ».

Le départ de Elie Oueifio de ce prestigieux poste (où il a formulé une demande de mise en disponibilité), c’est très significatif et hautement symbolique, porteur d’espoir et de reconfort pour bon nombre des compatriotes qui ont perdu de vue un être rare, qui sait être à l’écoute de tout le monde, même du dernier être de la savane. Son retour sur la scène politique nationale n’étonnerait guère tous ceux qui l’on cotoyé de près ou de loin au fort de sa lutte pour la liberté d’expression, pour la liberté, le dialogue, la promotion des valeurs humaines (morales) et pour le bien-être de tous, à travers le partage équitable de ressources nationales dont il ne cesse de publier ses idéologies pour la reconstruction de ce pays. « C’est ma modeste contribution pour la reconstruction de ce pays meurtri pendant des années et affaibli sur tous les plans ». D’où ce retour salutaire !

A Bossangoa c’est le retour de l’enfant providentiel

Pour un parlement fort, il nous faut des hommes forts, forts par l’expérience qu’ils auraient accumulés tout le long de leurs parcours. Forts de par leurs compétences intellectuelles, épris d’esprit managérial, de rassembleur et d’une capacité à trouver des solutions idoines aux problèmes qui se posent dans la société.

En brossant le tableau sombre du constat du pays à l’heure actuelle, Elie Ouefio n’a pas épargné un seul recoin du pays tout en commençant par la ville de Bossangoa «  Les populations de Bossangoa en particulier , celles de l’Ouham et de toutes autres préfectures du pays en général sont d’année en année, de régime en régime, et ce depuis la mort du feu Président Fondateur Barthélémy Boganda, torturées, meurtries, traumatisées, clochardisées et déshumanisées par des divisions, les conflits, la misère la plus extrême et les guerres sans fondement ni convictions politiques véritables et valables… Cette situation de calvaire du peuple centrafricain a été rendue possible et même voire entretenue par l’incapacité, l’impuissance, l’inculture politique et l’ignorance avérée de ses représentants  à l’Assemblée Nationale qui, au lieu d’exiger des gouvernements des résultats concrets pour la paix, la sécurité et le bonheur du peuple, se sont comportés en spectateurs ou fanatiques avec des positions souvent et toujours dictées par les penchants pour fins et des intérêts égoïstes et partisans ». Dixit Elie Ouefio

C’est au vu de cet état de chose que Elie Ouefio déclare : « J’ai bien compris et bien pris la mesure de vos douleurs et incertitudes qui sont aussi miennes, Je suis autant que vous conscient du retard chronique et injustifié accusé par notre ville Bossangoa, jadis « Boston la belle » du temps de nos vaillants et valeureux pères que je cite très respectueusement : Djongobe, Andet, Gombe, Kpefio Ngaya, Nouidemona, Gbeneoui pour ne citer que ceux-ci ».

A ce titre, Elie Ouefio pèse et mérite de se positionner comme candidat aux législatives dans la circonscription de Bossangoa où il a fait ses preuves durant tout son parcours politiques associatif et en sa qualité d’administrateur.

En implantant le KNK sur toute l’étendue du territoire national, il connait les réelles difficultés de ses compatriotes et surtout de la Préfecture de l’Ouham qui l’a vu naitre. Enfant du terroir, il ne s’est jamais démarqué de ses racines.

A un moment de l’histoire de cette préfecture, il a poussé le SODEBOSS, l’association pour le développement de ladite préfecture. Cette association pour le développement de la population de Bossangoa et l’Ouham s’active, se mobilise autour de sa candidature pour les législatives et de Karim Meckasoua à la présidentielle, qu’elle considère comme des fils providentiels en qui leur confiance a été placée pour un lendemain meilleur.

Les jeunes, les veuves, les orphelins, les chômeurs, les personnes déplacées, les désœuvrés, les sinistrés, les vieillards bref, tous attendent le jour « J » pour témoigner leur reconnaissance vis-à-vis de ces dignes fils du pays afin de marquer la différence face aux prédateurs qui s’activent à détourner l’attention du peuple.

En somme, le tendem Elie Ouefio-Karim Meckassoua a créé l’engouement au sein des populations de l’Ouham et même dans toutes les préfectures centrafricaines. Cela sera bénéfique pour l’un et pour l’autre mais avantageux pour le peuple aux législatives et à la présidentielle.

Source : journal La Renaissance

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