Centrafrique : Des tracts appelant à la révolte envahissent les rues de Bangui

Bangui le 18 juin / Sylvestre Krock « Ces tracts rappellent une époque révolue, où la liberté d’expression et les libertés fondamentales étaient largement bafouées» (Citoyens centrafricains)
 
tr-jpg20140618203449Des tracts non signés, appelant à la révolte des Centrafricains: responsables, adultes, jeunes et citoynes ordinaires, toutes catégories confondues, ont été retrouvés, mercredi, dans divers coins de Bangui, a rapporté le correspondant de Anadolu.

« Général, soldat, Centrafricain, retraité, actif, homme de rang, le peuple est essoufflé et t’appelle aujourd’hui à le sauver. Où es-tu ? Lèves-toi, la nation a besoin de toi maintenant. L’heure est venue pour remplir ta mission régalienne », c’est le message inscrit sur un des tracts retrouvés à éparpillés, à travers les rues et ruelles de la capitale.

Commentant le recours aux tracts pour s’exprimer, certains témoins et observateurs interrogés par anadolu ont indiqué sous couvert d'anonymat  que ces pratiques rappellent « une époque révolue, où la liberté d’expression et les libertés fondamentales  étaient largement bafouées».

« L’espace centrafricain s’érige, en raison du conflit intercommunautaire le déchirant, en un espace de non-droit, où l’on a peur d’agir et de réagir à visage découvert », a encore  commenté un habitant de Bangui, soulignant que ces tracts appelant à la révolte, attestent de « la déliquescence de l’Etat centrafricain ».

Cet incident intervient, par ailleurs, quelques jours après la déclaration faite par la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza à la presse, accusant certains acteurs de la scène politique centrafricaine de "vouloir semer la pagaille", en agissant en cachette. « Il y a des ambitions, avérées, cachées. Ce sont ces agitateurs qui, en sous-main, essayent de manipuler, d'instrumentaliser les jeunes pour des raisons purement politiques », avait-t-elle déclaré à Jeune Afrique, sans donner plus de précision.

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