Réarmement des FACA, la Minusca dit niet

Le chef d’Etat-major de la force de la Minusca, Général Jacques Lapasse a indiqué au cours d'une conférence de presse ce 25 octobre que les Forces Armées Centrafricaines ne peuvent en l'état actuel être réarmées. Une prise de position intervenue lors de la présentation par cette institution onusienne (Minusca) du plan de sécurisation du processus électoral en Centrafrique.

« C'est écrit dans la Résolution 2217. Tant que la réforme des FACA n'aura pas eu lieu, il y aura un embargo et un non de la part du Comité des sanctions. Aujourd'hui les FACA ne peuvent pas se déployer, ils n'ont pas de véhicules, ils n'ont pas d'armement, ils ont rien. Pour les déployer, il faut les équiper et pour les équiper, il faut les réformer », déclare le chef d’Etat-major de la force de la Minusca.

Ce plan de sécurisation des scrutins groupés de décembre 2015, indique que les Casques bleus seront déployés dans les zones dites sensibles alors que celles considérées comme non sensibles seront placées sous le contrôles des forces de sécurité intérieure que sont la Gendarmerie et la Police.

« L'état final recherché, c'est de créer les conditions nécessaires pour la conduite des élections, l'état final recherché par ce plan, ce n'est pas de pacifier la Centrafrique, ce n'est pas de désarmer les groupes armés ou de faire autre chose », ajoute le Général Jacques Lapasse.

Et donc il va falloir sécuriser plus de 5000 bureaux de vote aussi bien dans la Capitale centrafricaine ainsi que les villes de l'intérieur. Dans cette dynamique,  la Minusca propose, en plus des forces de sécurité intérieure composées de 1800 hommes, un déploiement de quelques 300 éléments des forces armées centrafricaines (FACA) sur des postes stables à Bangui.

De manière concrète, renchérit le Chef d’État-major de la Minusca, « la sécurisation de la campagne et la protection rapprochée des candidats sont à la charge des autorités nationales. Tout comme la protection des institutions nationales (batiments)  en coordination avec les forces internationales ».

Tout comme le plan de sécurisation tel que présenté suscitera certainement des réactions, l'on découvre une fois de plus que les forces internationales avec les mains invisibles qui les soutiennent ont eu raison de la « détermination » de Samba-Panza qui a laissé entendre que les FACA doivent être réarmées pour protéger les Centrafricains étant donné les limites des forces de la Minusca.

C'est dire donc que le calvaire des Centrafricains est loin de connaître une issue. Même si on nous tue comme deds mouches, cela reste le cadet des soucis de la bande des « violeurs » qu'on nous a envoyée en Centrafrique et qui se pavanent dans nos rues dans des 4/4 et autres V8 pour mieux nous narguer et mieux sucer nos sang. Pauvre Centrafrique, un pays sns armée abandonnée à la mercie des casques rouges qui ne veulent visiblement que du sang.

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