Relance économique : les recadrages du DG intérimaire de la SOCASP Ernest Fortuné Batta

Kangbi-ndara.info/ Réduction des dépenses internes, annulation des frais de location des actifs logistiques à hauteur de 300 millions de FCFA, insertion du taux de coulage des hydrocarbures et révision du délai de stockage sont, entre autres, les réformes apportées par Ernest Fortuné Batta, Directeur intérimaire de la Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (SOCASP), en moins de six mois d’activités.

battaNommé Directeur général intérimaire de la SOCASP le 12 Novembre 2016, Ernest Fortuné Batta, Administrateur Civil au ministère centrafricain des Mines de l’Energie et de l’Hydraulique, détenteur de plusieurs diplômes dont une maitrise en géographie humaine option économie, un DESS en management des entreprises option ressources humaines et un master II en économie et développement international spécialisé dans la maitrise des ouvrages publics et privé, n’attend pas sa confirmation pour asseoir une orthodoxie financière  et assoupir les charges financières empêchant cette structure étatique d’avancer de plus belle afin de contribuer à la relance de l’économie nationale.

Percevant à la SOCASP des stigmates de la crise récente, lesquels ont impacté considérablement sur la trésorerie de la quasi-totalité des sociétés d’Etat et des dérives de gestion qui s’en sont suivies, Erneste Fortuné Batta a très vite repéré les brèches ouvertes et n’a ménagé aucun effort pour donner une nouvelle orientation à la SOCASP.  Pour modeler à sa manière, mais surement, Batta a besoin de l’approbation de son personnel et des autorités centrafricaines.  Il a provoqué en exclusivité une assemblée générale des actionnaires au cours de laquelle sa feuille de route a été défendue de manière persuasive. Outre les actionnaires, ont également été présents à cette AG les ministres des Mines de l’Energie et de l’Hydraulique, des Finances et du Budget, du Contrôle  Général et de l’Economie, du Plan et de la Coopération. L’assemblée a approuvé et lui a conféré le pouvoir d’exécution de son programme conformément aux textes pour faire tourner la SOCASP à plein régime.

La principale bouffée d’oxygène apportée par Batta pour soulager la SOCASP de ses créances est l’obtention de l’annulation de deux ans de location des actifs logistiques atteignant les 300 millions de FCFA. Aussi, avec le concours de l’Agence de stabilisation et de régulation des prix des produits pétroliers (ASRP) et les marketeurs de la place, la SOCASP sous la férule de Batta a pu insérer le taux de coulage des hydrocarbures pour éviter les pertes enregistrées par le passé.  Ensuite en cours, la signature d’un contrat  de passage qui consiste à prélever  des frais sur le sur-stockage et certaines prestations fournies au sein du dépôt. «  Toutes ces mesures nous permettront d’économiser des fonds afin de faire face aux dettes contractées par la société au fil des années précédentes », a expliqué le DG intérimaire.

En ce qui concerne l’avancement des travaux de construction du 15e bac de stockage du dépôt de Kolongo en phase de finition depuis août 2016, le Directeur intérimaire de laisser entendre que la SOCASP et l’International Business Corporation (IBC) l’entreprise camerounaise en charge des travaux s’attèlent  actuellement pour relancer la finition. Nul besoin de rappeler qu’un bac additif est une véritable aubaine pour la trésorerie de la SOCASP et par extension pour la caisse de l’Etat.

Toutefois, si les problèmes financiers de la SOCASP se résolvent progressivement avec la performance made in Directeur intérimaire Ernest Fortuné Batta,  le dépôt pétrolier de Kolongo crée en 1954 apparait pour l’heure en raison de la pression démographique comme un véritable danger en raison de sa proximité aux zones d’habitation et d’activités privées. Kangbi-ndara reviendra ultérieurement sur cette question sécuritaire aussi de l’importance d’extension des capacités du dépôt de la SOCASP et de la réouverture du dépôt de Salo.  Là aussi, le DGI Batta, dit avoir pris des dispositions pour que la question soit débattue au conseil des ministres.

Johnny Yannick NALIMO

 

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