Relever certains directeurs généraux de leurs fonctions : le Premier ministre Sarandji est-il obligé d’agir ?

La nouvelle des changements que le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji propose d’apporter à la tête des sociétés d’Etat et en particulier à la Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (SOACSP) est déjà connue. En réaction, certains agents de l’Etat jugent le chef du gouvernement centrafricain un peu « trop pressé ».

indexSi les rumeurs racontent que le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera voudrait confier la  Direction de l’Energie centrafricaine (Enerca) à un de ses parents après avoir nommer un autre parent à la tête de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) il en est de même pour le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui projette de placer les siens à des postes clés de la SOCASP.

En effet, rien de nouveau pour quelques centrafricains et à la SOCASP où même le planton sait que les postes clés de l’institution sont très convoités par les tenants et aboutissants du régime populaire du Président Faustin Archange Touadera.  De très bonnes sources à Bangui, certaines âmes jubilent déjà dans les maquis banguissois avec espoir de décrocher le jackpot à la SOCASP. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji aurait promis à certains de ses alliés les postes de Direction générale (DG) et celui de la Direction des Affaires Financières (DAF) de la SOCASP.

Les sources de Kangbi-ndara proches du gouvernement de confirmer que le Directeur général (DG) et de Directeur des Affaires Financières (DAF) de la SOCASP se verront d’ici peut éjecter de leurs chaises par le propulseur semi automatique du PM Sarandji. Les motifs de ce projet ne sont évoqués mais l’on est fort persuadé que c’est sur fond de promesse politique car tout se passerait normalement à la SOCASP depuis les trois dernières années. Nos sources d’aller plus loin en révélant mêmes les noms du DG et DAF pressentis à la SOCASP. La rédaction juge bon d’occulter ces noms pour le moment. En outre, une autre source proche du PM de siffler paradoxalement qu’il ne se passera rien à la tête de la SOCASP du fait que Sarandji aurait très tôt rassuré l’actuel DG de la SOCASP de poursuivre sa mission en toute quiétude.  

Puisque la nouvelle est connue, des réactions s’en sont suivies. Plusieurs agents de l’Etat interrogés par Kangbi-ndara sur les probables changements futurs à la tête des institutions de l’Etat voient au chef du gouvernement centrafricain un « sacrificateur pressé ». Certains estiment que le sacrificateur Sarandji serait conscient de l’objet du sacrifice dont-il ferait après la Conférence des Bailleurs de Fonds à Bruxelles et voudrait ne pas perdre entièrement la manche en plaçant les siens avant qu’il ne soit trop tard. Pour d’autres, il serait prudent pour le PM Sarandji de ne frustrer personne en oubliant, ne serait-ce du moment, le projet d’éviction des directeurs généraux en charge de certaines sociétés d’Etat. Une autre source fiable d’ajouter que c’est l’équipe de compagne du Président Touadera et certains ministres qui mettraient la pression. Parmi ces directeurs généraux beaucoup ont aussi soutenu Touadera de diverses manières. Un tel dessein n’est pas de nature à apaiser les tensions dans notre pays, indique cette même source.

De notre analyse, changer pour ne rien changer en réalité est une pratique connue en République centrafricaine où le principe de continuité de l’Etat souffre le martyr depuis belle lurette. Assainir les institutions de l’Etat en y remettant de l’ordre est une des prérogatives des nouvelles autorités. Que cela ne se fasse pas à tour de bras ou pour le désir de plaire. Aussi, que le changement apporté soit nécessaire et justifié. Il n’est nullement inscrit sous les cieux que tous ceux qui ont soutenu un candidat élu président de la République doivent être vaille que vaille des hauts fonctionnaires de l’Etat. L’homme de Dieu Simplice Mathieu Sarandji est loin d’ignorer que céder à la pression à toujours un prix que l’on n’a souvent pas les moyens d’y remédier. L’histoire de rappeler à qui veut être un bon politique aujourd’hui que le bon sens et le discernement guidaient des bons schefs et des rois dans leurs prises de décisions.

 

Jynali

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