Rendez-vous du destin : lâché par Sassou, Meckassoua est sous éteignoir

 Kangbi-ndara.info/ Pour constituer un barrage efficace à sa destitution réclamée par les 2/3 des députés nationaux, Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale (PAN) de Centrafrique, ne peut compter que sur lui-même. Les Chefs d’Etat de la sous-région et en particulier le Président congolais Denis Sassou N’Guesso s’est désolidarisé du PAN centrafricain. Les difficultés de trésorerie s’imposent chez Meckassoua.

A un moment de l’histoire politique nationale, le leader du Chemin de l’Espérance Abdou Karim Meckassoua s’est révélé l’espoir de la République Centrafricaine. Il a noué des liens multiformes avec toute personne susceptible de l’aider à atteindre son objectif politique ultime.

Meckassoua, le géant au pied d’argile, est friand des grands coups politiques médiatisés. Il s’est délecté abondamment de sa médiation aboutissant en 2015 à la libération du chef terroriste Abdoulaye Miskine.

Si du jour au lendemain la force agissante de Meckassoua s’amenuise, aussi demeure-t-il laminé en dépit de son amitié avec le Président guinéen Alpha Conde et les grâces du soutiens français.

De même, sa volonté d’aller au bout de ses ambitions politiques à n’importe quel prix, sa méfiance repoussante et son caractère fait d’ostracisme ne lui réussissent point de se maintenir au perchoir.

Enfin, la liberté qu’il a prise d’engager l’Assemblée Nationale sans en avoir la qualité dans le contrat liant l’institution à une partie dans le cadre d’achat des attributs des députés est en soi la clé de voute d’un système qui consacre la mal gouvernance.

A cet effet, comment ne pas s’interroger sur la posture d’un homme qui entend briguer le suffrage suprême en usant des pratiques qui sonnent le glas d’une république bananière ?

Comme la promesse non tenue de 140 véhicules de marque Toyota du type BJ80 à offrir aux élus de nation contre son élection au perchoir fait une énorme tâche d’huile sur la tunique politique de Meckassoua. Il a perdu de nombreux alliés et soutiens stratégiques dans le pays et à l’étranger, même le Président Denis Sassou N’Guesso est de plus en plus éloigné de Meckassoua.

Il plait de préciser que le Président congolais vient de confirmer à l’Exécutif ses distances vis-à-vis du PAN la semaine du 15 octobre 2018 par le biais de son émissaire en visite de travail dans le pays (NDLR, le nom est occulté volontairement par la rédaction). Très rapidement Bangui a compris que le vide laissé par le Président Sassou N’Guesso explique au mieux les difficultés de trésoreries qu’éprouve le PAN depuis un moment.

Des sources      anonymes au Km5, non loin de l’entourage du PAN, signalent que le numéro un du parlement centrafricain s’est vu obligé de vendre, la semaine du 15 octobre 2018 dans le 3ème arrondissement de Bangui, un de ses pick-up à hauteur de six millions (6.000.000) de francs CFA. Une somme dont il a besoin pour tenir tête aux députés qui lui sont hostiles et prêts à voter massivement le vendredi 26 octobre 2018 pour sa destitution.

Les mêmes sources d’ajouter qu’une importante partie de l’argent du véhicule vendu est destinée à alimenter des groupes de jeunes de la capitale avec consigne de manifester, si possible, violemment en cas d’effectivité de la levée des fonctions du PAN.

Sur la toile l’alerte à la vigilance citoyenne est donnée ce 22 octobre 2018 relativement aux manœuvres déstabilisatrices de Meckassoua qui aurait remis des sous à son neveu Chamsou, au ministre conseillé à la présidence Ousman Mahamat Ousmane, à un certain Djibrile Matar et à Abakar Assabarassoul également à Ibrahim Yamananguia et enfin à Abou dit de Toulouse pour déstabiliser la quiétude des Centrafricains.

Des sous auraient été également remis au Colonel Dokodo par Meckassoua pour faire descendre dans la rue certains militaires retraités comme constaté ce 22 octobre 2018 dans le 5ème arrondissement de Bangui.

Meckassoua va-t-il fouler aux pieds les valeurs morales et le vœux ultime du Peuple centrafricain afin de garder la tête hors de l’eau, de nourrir son égo, de protéger ses intérêts et de prétendre à la réputation d’un dur à cuir ?

Par ailleurs, concernant la Conférence des présidents réunie le 19 octobre à l’Assemblée Nationale centrafricaine, les nouvelles sont élogieuses pour l’honorable Martin Ziguélé, président de la Commission Finance que pour ses collègues Mme Béatrice Epaye, présidente de la Commission Affaires Etrangères, Thierry Georges Vackat, président de la Commission Défense et Jean-Michel Mandaba, président de la Commission Production, Ressources Naturelles et Environnement.

Contrairement aux trois présidents de Commissions sus cités, Martin Ziguele a fait montre d’impartialité, de discernement, de sagesse et du respect des lois réglementaires de l’Assemblée Nationale en tranchant recevable la plainte de destitution du PAN Meckassoua.

Après deux ans seulement d’exercice en qualité de chef de la chambre monocamérale de Centrafrique, les députés (97 sur 140) veulent le destituer pour plusieurs raisons évoquées dans leur plainte. Les députés pétitionnaires minimisent l’essai de construction d’un barrage de sable épuisant le PAN et son artificier l’honorable Thierry Georges Vackat.

L’Exécutif centrafricain siégeant à la tribune d’honneur et le Peuple dans les gradins suivent avec attention particulière la phase éliminatoire disputée actuellement au parlement national.

Une chose est certaine, l’avenir d’une administration parlementaire sans migraine repose dans le choix que fera les élus de la nation lors de la plénière du vendredi 26 octobre prochain.

Kangbi-ndara




Laisser un commentaire