République Centrafricaine:François Bozize est-il fait comme un rat ?

Gardé comme un « Chef » par les services sécuritaires dépêchés par le Cameroun, François Bozize continue à représenter une menace selon les autorités de Bangui. Selon eux, le Cameroun n’a pas respecté la distance de sécurité nécessaire dans le cas d’espèces en hébergeant sur son sol François Bozize. Loin de la période officielle de déchéance, François Bozize aurait dû choisir un autre pays s’il ne s’accommodait plus avec le Bénin qui l’avait officiellement accueilli comme exilé politique il y a quelques mois.

bozMichel Djotodia lui étant en terrain conquis puisqu’il est marié à une béninoise s’occupe déjà à la supervision de quelques chantiers de construction de ce côté alors que François Bozize lui, est déjà revenu en terre camerounaise où la résidence qu’il avait occupé après sa fuite a repris fonction.

De sources sécuritaires, sa présence au Cameroun n’étant pas un hasard car il aurait rencontré lors de son dernier séjour un certain M. Kammogne Fokam, PDG d’Afriland First Bank, argentier devant « Dieu » et qui l’aurait ensuite aidé à faire des placements, l’ancien homme fort de Bangui semble ne plus vouloir se séparer de ses placements au risque peut-être de les voir disparaitre comme avec Ange Félix Patassé si l’obligation d’un exil lointain lui est imposée. En plus, en constatant l’efficacité des services d’espionnage américains à traquer les fonds ou des paradis fiscaux et financiers, l’exil dans un autre pays ne pourrait que favoriser l’effectivité de la traçabilité de certains transferts suspect de fonds dans un compte ouvert au bénéfice de François Bozize alors qu’en tant qu’exilé politique, c’est l’ONU qui a la lourde charge de vous donner une allocation conséquente ou pas pour votre survie quotidienne.

Mais d’autres sources affirmeraient que l’ex-homme fort de Bangui a choisi de revenir « recommencer » au Cameroun quittant le Bénin parce qu’il n’aurait pas confiance à certains Chefs d’Etats qui pourraient le cas échéant le livrer à la CPI. Lui à qui la manipulation des « anti balakas » est attribuée ne voudrait se voir plus tard être interpellé pour crime de guerre au regard des nombreuses exactions perpétrées par ces hommes sans foi ni loi qui rendent jusqu’ici le travail de sécurisation du pays difficile à la force « Sangaris » et à la MISCA du Général Camerounais Martin Tumenta.  Malheureusement comme l’a affirmé à hue et à dia un responsable centrafricain du temps de la gestion de Michel Djotodia, plusieurs preuves convergent vers un probable financement de François Bozize et ses affidés des « anti balakas » en ajoutant qu’aujourd’hui plusieurs envois d’argent via Western Union affine cette affirmation ; comme pour confirmer la probable certitude d’une interpellation prochaine de François Bozize pour répondre des exactions de ces « anti balakas » à la CPI. 

Piégé à quelques encablures de son pays, la RCA et résidant à quelques mètres de l’Ambassade des Etats-Unis qui ne pourrait louper ses mouvements réguliers, François Bozize semble fait comme un rat. Mais jusqu’ici, ayant toujours nié son implication dans les exactions, une source sécuritaire centrafricaine nous confiera que sa réaction officielle est arrivée très tard alors que la situation sécuritaire en Centrafrique était devenue incontrôlable ; sous-entendant que malgré son interview sur RFI où il a nié cette implication, François Bozize est déjà condamné en « coulisse » pour des exactions perpétrées par les « anti balakas ».

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