Retour au bercail : Gilles Gilbert Grezenguet sous le poids des erreurs de stratégie

Kangbi-ndara.com / Le secrétaire général sortant du Comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA) Gilles Gilbert Grezenguet est de retour à Bangui mardi dernier après un court séjour en France puis en Suisse, face à de lourdes erreurs de stratégies et une équipe malléable. En outre, le tribunal de grande instance de Bangui vient de juger irrecevable sa demande de mandat de scellé des portes du CNOSCA. Va-t-il revenir à de meilleurs sentiments en rouvrant illico les portes qu’il a fermées en toute illégalité ?

P1090418Le secrétaire général sortant et candidat au poste de présidence du CNOSCA, Monsieur Gilles Gilbert Grezenguet (3G) est arrivé hier après-midi à l’Aéroport Bangui M’Poko Bangui à bord du vol de la Compagnie Air-France. Il a quitté Bangui le 26 mai 2015 sans avis de la hiérarchie dans le but de rendre compte au Comité international olympique (CIO) des vicissitudes électorales résultantes des assemblées générales électives controversées des 16 et 23 mai dernier. Il a été accueilli hier par son frère cadet le procureur de la République Ghislain Grezenguet et le ministre conseiller en communication à la Primature Adrien Poussou. Incontestablement, ce déplacement en métropole n’a profité au SG sortant qui, depuis fin mai dernier, perd considérablement en crédibilité.

En effet, celui que certains qualifient tendancieusement de « Diango » du bureau sortant du CNOSCA depuis le mois dernier, confondant, peut-être, ses prérogatives aux celles de son frère cadet le procureur de la République Ghislain Grezenguet a, de son propre chef, changé les serrures, verrouillé les portes et placé temporairement deux policiers centrafricains armés à l’entrée du siège du CNOSCA, ne laissant aucun choix au personnel administratif de ladite structure de s’offrir gracieusement un congé payé à la 3G. Cet acte posé par un sportif centrafricain de haut niveau enregistrant un palmarès louable avec de nombreuses médailles obtenues à l’étranger à l’issue de grandes compétitions continentales et internationales a défrayé la chronique à Bangui et a été mal apprécié par l’opinion nationale. Contrairement à la promptitude du CIO, l’arbitrage de la justice centrafricaine s’est fait attendre. 

Hier, nos sources de nous signaler que le tribunal de Bangui s’est prononcé, un peu tardivement, sur l’attitude anti olympique du SG jugé « fougueux » et impulsif qui n’aurait songé à protéger ses arrières en informant préalablement son frère cadet le procureur de la République de son projet de fermeture des portes du CNOSCA. Le procureur aurait affirmé ne pas être au parfum de l’acte posé  par son frère ainé. Toutefois, qu’explique le fait que le tribunal n’ordonne la réouverture du siège du CNOSCA que le jour même du retour de 3G ?

Si aujourd’hui le président sortant Jacob Gbeti exemplifie et se meut en leader incontournable du milieu olympique local, malgré sa gestion suicidaire, opaque et clanique des acquis du CNOSCA au détriment des athlètes centrafricains depuis près de trois décennies, c’est indubitablement en raison de la manifestation de l’égo démesuré du SG sortant Gilles Gilbert Grezenguet. Aussi, de ceux qui ont un avenir politique sombre et qui cherchent par tous moyens à s’accrocher au CNOSCA pour s’offrir une chance afin d’échapper aux aléas de l’après pouvoir. Evidemment,  Jacob Gbeti que tous voulaient noyer et vite oublier refait malencontreusement surface en se faisant réinvestir par le CIO afin de Co organiser avec Gilles Gilbert Grezenguet de nouvelles élections crédibles et incontestées en juillet prochain, sous la supervision directe de l’Association des comités nationaux olympiques africains (ACNOA). C’est probablement le président d’honneur sortant et légal organisateur des élections dites « biaisées » le Général de Brigade James Gaston Gambor qui galvauderait ses honneurs sportifs face à un Gbeti au pouvoir renouvelé, un Gbeti victime de ses propres turpitudes reposant sur l’application des textes du TAS.

Par ailleurs, des sources anonymes nous signalent qu’en suivant le conseil de son team, le SG sortant aurait glissé 500 mille Fcfa au journaliste sportif de la radio nationale Albert Stanislas Kongobako pour embellir son image sur les ondes de ladite station pendant les périodes de compagne des élections invalidées. Une entente qui se serait d’abord butée à la résistance de la rédaction de Radio Centrafrique qui aurait exigé un équilibre dans les prises de parole des candidats au poste de la présidence du CNOSCA. Semblerait-il que pour une autre raison, le journaliste aurait empoché les sous sans  respecter le deal. Ce boycotte lui aurait valu plus de peur que de mal en raison des rumeurs selon lesquelles son client aurait juré de lui régler, d’une manière à une autre, son compte. Cette panoplie de fausses manœuvres cumulées par M. Grezenguet et certains de ses acolytes blottis tapis dans l’ombre, ne valorisent l’esprit sportif guidé par le principe du fair-play et ne concour au profit des athlètes centrafricains.

L’on constate déjà des tentatives de bifurcation dans le camp de 3G depuis les fermes instructions du CIO des 04 et 10 juin 2015 relatives aux querelles autour des postes de la présidence du CNOSCA et de la réorganisation des élections de nouveaux membres du bureau du Comité national olympique (CNO). Une situation qu’exploite probablement le camp adverse chapeauté par le 1er vice-président sortant et candidat au poste de présidence Yvon Kamach, dont l’invalidation de la candidature par le TAS pour non-respect du délai de dépôt des dossiers a causé de sérieuses complications lors des deux dernières assemblées générales.

Si l’on s’en tient aux dernières directives du CIO, Grezenguet et Kamach et plausiblement un troisième candidat se disputeront la présidence de même pour les sept autres postes du bureau exécutif du CNOSCA. Mais, pour ouvrir le bal, il faut que 3G rouvre les portes du CNOSCA.

Johnny Yannick Nalimo

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