Retour progressif du vivre ensemble à Bangui : interview exclusive avec Arlette Mayguélé

Kangbi-ndara.info/ Arlette Mayguélé, commerçante centrafricaine exilée au Cameroun voisin depuis quatre ans est de retour à Bangui. Elle livre ses impressions à chaud à Kangbi-ndara. Pour cette ex résidente de la capitale économique camerounaise, le retour progressif de la paix dans la ville de Bangui est plus qu’encourageant.

Bonjour Alette Mayguélé. Vous êtes centrafricaine et vous aviez vécu toute la crise au Cameroun voisin. Avec quel sentiment retrouvez-vous votre capitale Bangui ?

C’est plus qu’un sentiment de décrire la vie à Bangui. Je ne l’aie pas crue. Au constat, Bangui ça va contrairement à ce que les infos nous racontent d’ailleurs. Les gens vivent bien à Bangui.

Les Banguissois décrient à s’égosiller de l’insalubrité galopante dans la capitale en marge de l’insécurité dans certaines villes de l’arrière pays. Qu’en dites-vous ?

Pour  être sincère, la ville est trop sale. Les tas d’ordures sont partout. Je demande aux chefs de quartiers de sensibiliser au maximum les habitants de leurs zones à déposer les ordures aux abords des routes afin que la mairie puisse ramasser puisse les ramasser. Nous attendons beaucoup de la Mairie de Bangui.

Certains exilés comme vous ont encore peur de revenir à Bangui crayant l’insécurité. Que leur diriez-vous afin de les inciter à revenir au bercail ?

La Centrafrique est notyre pays. Bangui est notre unique capitale. Si nous ne revenions pas chez nous personne n’y viendra avec les mêmes motivations que nous du terroir. Il nous faut revenir chez nous afin de soutenir la dynamique du relèvement de notre pays. Ceux qui ne participeront à cet exercice seront en marge de l’histoire unique de notre pays. A Bangui il y a la vie, les gens vivent bien, no stress, contrairement à ce que nous écoutons de l’extérieure.

Qu’est ce qui vous a le plus manqué ces quatre années à l’extérieur ?

L’ambiance de Bangui me manque. Notre capitale a une rythmique exceptionnelle. Très contente d’être chez moi à Bangui.

Un dernier mot ?

Centrafricain de la diaspora, la vie reprend normalement dans notre capitale. Nous devrions être surplace pour accompagner les efforts du gouvernement afin que cette pais soit effective dans l’ensemble du pays. Revenons et contribuons à ce relèvement au lieu de tout fustiger de l’extérieur.  J’adore la diaspora centrafricaine mais le plus gros du travail est au bercail.

Propos recueillis par Johnny Yannick Nalimo

 

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