Revers d’un imbroglio : un journaliste indépendant convoqué à la SRI

Kangbi ndara.info/ L’éclosion l’année dernière d’une affaire entachant la dignité, la pudeur d’une haute personnalité de l’Etat et remontant en surface la politique de sexe que mènerait un des opposants au régime politique centrafricain fait aujourd’hui d’un journaliste centrafricain un justiciable. Freddy Nelson Massengue a été entendu le 19 février 2018 à la Section des recherches et investigations (SRI) à Bangui.

Le journaliste a été auditionné le lundi dernier et, faute de preuve, l’affaire est transférée au parquet de Bangui. Il lui a été reproché de diffamer la présidente de la Cour Constitutionnelle de Centrafrique, Madame Danielle Darlan.

Remis en liberté, Freddy Nelson Massengue se dédouane toujours des accusations portées contre sa personne. Il veut que justice soit également faite pour lui.

Une source proche du dossier estime que la plainte contre Freddy Nelson Massengue souffre de preuves. « La plainte ne tient que sur des inférences », précise cette source.

En janvier dernier, Freddy Nelson Massengué a affirmé être agressé par trois jeunes hommes dont un portait un chapeau. Il a aussi laissé entendre qu’une plainte a été déposée contre X afin que l’enquête révèle la vraie identité des agresseurs et leur motivation. Cette seconde affaire jusqu’ici n’a pas de suite. Cet acteur de la vie médiatique en Centrafrique a fait un lien entre ses écrits et l’agression dont il a été victime.

Si aujourd’hui Massengue fait l’objet d’une plainte formulée par la présidente de la Cour Constitutionnelle c’est suite à une série de diatribes qui auraient un rapport décalé avec la vérité sur certaines relations de cette femme de droit. Les pamphlets artificiés affirment que la présidente de la Cour Constitutionnelle entretiendrait encore des relations intimes avec un opposant au régime du Président Faustin Archange Touadera.

A la lumière d’un article paru le 12 février 2018 dans le trihebdomadaire centrafricain Le Facteur, la relation de la présidente de la Cour Constitutionnelle et cet illustre homme politique est antérieure et ne date ni de l’année écoulée ni celle d’avant.

« Il est étranger à cette compagne de dénigrement. Ce monsieur se déplace régulièrement à l’étranger à la recherche des fonds pour préparer sa campagne. Il n’est guère souhaitable qu’il soit mêlé dans une affaire grossière avec Mme Darlan qu’il connait également », recadre ce journal.

Le journal poursuit qu’« aujourd’hui, l’on pointe du doigt le rapprochement depuis 2016 de Danièle Darlan et d’un jeune brillant professeur qui enseigne à l’Université de Bangui du nom d’Erenon ».

Le Citoyen, un quotidien centrafricain dans une de ses parutions de décembre 2017, avait-il tort de d’exhorter la présidente à observer le mutisme dans cette affaire  paraissant sans tête ni queue ?

L’infernale crise médiatique visant la présidente de la Cour Constitutionnelle depuis fin 2017 a fait réagir durement le Haut Conseil de Communication qui s’est interposé en sanctionnant trois quotidiens ayant relayés les articles hostiles à Madame Danielle Darlan préalablement divulgués sur la toile.

Pour l’heure, seul le journaliste Freddy Nelson Massengue en fait les frais de ces articles en raison de sa probable connexion avec une personnalité politique centrafricaine que seule la présidente de la Cour Constitutionnelle pourrait nommer à son aise.

Kangbindara




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