Sauver la SOCATEL : une société française à la rescousse

Kangbi-ndara.info/ Lueur d’espoir pour la  Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL). Un junior français du domaine des conseils en relations publiques et communication s’y atèle depuis des mois. L’entretien ci-dessous réalisé en marge du Forum des Investisseurs récemment initié par le Gouvernement centrafricain en dit peu.

Bonjour, qui êtes-vous et que faites-vous à Bangui

Je suis Vincent Patreil, Vice-président de la société CARTEL. Nous sommes un acteur du domaine des télécommunications. Nous proposons des services qui permettent de superviser les secteurs des télécommunications afin d’aider les gouvernements à savoir ce qui se passe sur ces secteurs,  à pouvoir les mettre à contribution afin que ce secteur d’activités aide les Etats à avoir des recettes pour pouvoir ensuite  à nouveau réinvestir ces recettes. Idéalement nous sommes très fervent sur la partie communication et là où le gouvernement souhaite bien entendu…

CARTEL est une société à responsabilité limitée et en activité il y a seulement 9 ans. Qu’explique l’intérêt que cette société française porte à la Centrafrique ?

Dans le cas centrafricain, ce qui est très intéressant c’est qu’on a un secteur d’activité qui justement est assez éclaté avec des problématiques de réseaux, d’équipement et  d’investissement. Il y’a un cas particulier qui est celui de la SOCATEL. On a cet opérateur historique qui n’est pas la splendeur qu’il devrait être, selon nous et selon ce qu’on a pu comprendre de la volonté du Gouvernement, dans les actions qui vont avoir lieu sur ce secteur d’activité. On pense qu’on peut contribuer très fortement à l’amélioration de la situation et donc à aider le Gouvernement à trouver des financements, à aider la SOCATEL, avec qui on travail déjà depuis de nombreux mois à proposée un dossier. Donc aider le gouvernement et la SOCATEL à avancer dans les directions qui nous a décrit son excellence le Président ce matin.

En collaborant avec la SOCATEL, savez-vous de quoi souffre-t-elle véritablement ?    

De quoi souffre la SOCATEL ? Je ne vais pas intervenir sur cet aspect là !

Pourquoi la SOCATEL est-elle complètement paralysée ?

Je vous dis que je ne peux pas intervenir sur cet angle. Nous on est un prestataire technique et on vient proposer notre solution. Donc on l’a proposé aux autorités ainsi qu’au ministère de tutelle des Postes et Télécommunication. On a travaillé avec la SOCATEL car on a besoin de nous en tant qu’entreprise étrangère, de pouvoir s’appuyer sur les connaissances locales en apportant nos connaissances techniques et internationales des différents marchés sur lesquels on intervient. Mais il y a toujours des spécificités évidemment dans chaque pays et à chaque fois on change de partenaire pour pouvoir travailler intelligemment et avancer sur les propositions des dossiers. Voilà, c’est sur tout ça qui s’est passé avec le ministère des Télécommunications, avec la SOCATEL et aussi avec l’ART. Aujourd’hui on continu ce processus d’échange en espérant pouvoir aboutir rapidement à un déploiement de solution qui viendrait aider l’Etat, les ministères et la SOCATEL dans les ambitieuses objectifs qu’il y a aujourd’hui en Centrafrique.

Vous aviez pris part au récent Forum des Investisseurs à Bangui. Que vous a-t-il marqué le plus ?

Moi, je suis ravis et comme je le disais tout à l’heure, on est venu sans attendre le Forum des Investisseurs pour proposer nos investissements. On est là sur place et on a déjà travaillé ici. Tout ce qu’on avait perçu, tout ce que nous avaient dit le Président, le premier ministre et les différentes personnalités qu’on a rencontrées, le discours continu dans le même sens car on voit qu’il y a une cohérence en fait dans la volonté politique et tout ce qui est présenté.

Est-ce aujourd’hui prendre un risque de faire des affaires en Centrafrique ?

Investir c’est déjà prendre des risques. Que ce soit en Centrafrique, en France  ou au Japon les risques sont presque les mêmes. Ici tout est quasiment vierge. Il y a d’énormes potentialités à mettre en valeur dans ce pays. Il y a beaucoup à faire et ce sont des activités très attrayantes pour qui veut faire du développement de l’Afrique son investissement. Nous sommes ici parce que nous nous sentons utile. Le climat est très favorable aux affaires. On n’est pas surpris, on sait tout ça et on est ravis de voir que c’est appuyé fortement par ce forum. Que d’autres entreprises soient invitées à venir en Centrafrique. Par ce que ce n’est pas intéressant d’être seul. Il faut que ce dynamisme se retrouve partout où c’est possible. Donc pour l’instant on est ravis d’être ici.

Les armes se font entendre encore à Bangui et dans plusieurs villes du pays.  Cette réalité ne vous inquiète pas au point d’abandonner jusqu’au retour de la normalité ?

Nous sommes là aujourd’hui, nous serons là demain et si l Centrafrique le veut nous seront toujours à ses côtés.

Monsieur Patreil, merci

Recueillis par Johnny Yannick NALIMO pour KANGBI-NDARA

 

 

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