Scandale : l’Autorité nationale des élections inverse le symbole de la nation

Kangbi-ndara.com / C’est un fait insolite. L’une des instances phares de la Transition centrafricaine hisse inversement le symbole de la République depuis le week-end dernier sans qu’il ne soit correctement remis.

image kangbi ndaraJaune, vert, blanc, bleu barré de rouge et l’étoile inversé ballotent au rythme du vent depuis plus de 48 heures et encore ce matin 26 mai 2015 dans la concession de l’Autorité nationale des élections (ANE), ancienne primature centrafricaine juste en face du siège du Comité olympique national.

Qu’explique cette inattention ? Qu’est-il arrivé à la République centrafricaine (RCA) pour que ses cinq couleurs, symbole de l’unité sous régionale, soigneusement choisies par son père fondateur Barthélémy Boganda, soient mis sens dessus-dessous et de surcroit dans une institution telle l’ANE ? Est-ce un signe prémonitoire des issues des élections futures faisant déjà remontées l’odeur d’une complicité entre le pouvoir transitoire et un vieux parti politique de l’ancienne opposition en Centrafrique ?

Le respect scrupuleux des emblèmes de la nation est le commencement du patriotisme. Encore à l’école primaire, on nous apprenait l’hymne national à maitriser par cœur. La devise Unité-Dignité-Travail à réciter à longueur de journée. Et que le drapeau national comprend quatre couleurs horizontales qui sont le bleu, le blanc, le vert et le jaune traversées verticalement au milieu par le rouge. Nonobstant, le mat de l’ANE prouve l’inverse.

Le drapeau, comme la zébrure du zèbre sont autant des valeurs sacrées. Ils restent des marques de fabrique qui rendent fiers et permettent de faire la distinction de notre Etat, ridicule fut-il, à bien d’autres Etats.

Sous d’autres cieux, un tel acte ne peut rester impuni. Pour une institution aussi noble et stratégique que l’ANE, cela montre et démontre à suffisance la carence de l’instruction civique chez le centrafricain. Ce sabotage en la nation prouve aussi le manque de sérieux. Ce lundi de pentecôte, l’esprit de négligence est vraiment descendu dans les locaux de cette institution. Le drapeau inversé est resté ainsi toute la journée au vu et su des passants aussi bien des centrafricains que les expatriés. Un sacrilège  de trop dans ce pays de paradoxes. Barthélémy BOGANDA a dû certainement couler les larmes, là où il se trouve. Doit-on attendre que la Minusca initie un atelier de formation sur le  respect des embles à l’endroit des cadres et subalternes de l’ANE ?

 

Johnny Yannick Nalimo, Juvénal Koherepede

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