Secteur électrique: l’Energie centrafricaine active mais faible

Kangbi-ndara.info/  L’électricité peine encore à être disponible pour tous en République centrafricaine. Des branchements illicites, un déficit chronique de politique énergétique et bien d’autres maux empêchent l’Energie centrafricaine (Enerca) de répondre convenablement aux attentes d’un grand nombre.

ENERCAConstamment sous les feux de la critique, l’Enerca connue dans les 8 arrondissements de Bangui pour ses délestages abusifs se révèle jusqu’ici faible et loin d’en finir avec les coupures intempestives tant que des barrages supplémentaires et les unités de productions ne seront construits. L'on se demande encore par quel miracle le deuxième arrondissement de Bangui jouit du courant électrique de manière continue depuis les 72 dernières heures.

Si le régime de la rupture aux affaires depuis fin mars dernier tient à relancer efficacement l’économie nationale, qu’il songe à la réfection d’urgence de la machine à tourner l’économie qu’est l’Enerca. Nul n’ignore que l’économie centrafricaine est tributaire de l’Enerca. Aussi, que les consommateurs se rendent à l’évidence pour reléguer l’hypothèse d’un déficit de ressources humaines à la tête de cette institution. Contrairement à la rue, François Banganzoni, directeur général de l’Enerca se félicité de la compétence de ses agents techniques qui font de leur mieux pour que chaque ménage et autres moyens d’exploitations puissent être alimentés au quotidien.

Au lieu de 50 mégawatts que devraient fournir les trois usines de Boali, celles-ci ne produisent présentement que 18 mégawatts. Une production qui ne répond nullement à la demande en électricité en Centrafrique d’où les raisons d’une distribution sectorielle programmée.

D’après le directeur général de l’Enerca, l’offre doit correspondre à la demande si l’on devrait prendre en compte les différentes formes d’exploitation qui dépendent de la permanence de l’électricité. Il ajoute que des installations irrégulières ou non conventionnelles impactent énormément sur l’offre de l’Enerca qui souvent est faible à la demande.

De notre analyse, pour en finir avec les problèmes de production-distribution dont souffre l’Energie centrafricaine une forte implication politique s’impose. On ne peut attendre de l’Enerca des résultats qu’elle ne peut produire. Les problèmes de l’Enerca n’est ni de leadership ni de management comme le soutiennent certains. Pour les techniciens en la matière, il fat construire de nouveaux barrages et mettre à jour les installations de Boali pour un meilleur rendement.

Que ceux qui perturbent encore le sommeil du Chef d’Etat Faustin Archange Touadera sur fond d’appartenance religieuse et ethnique dans l’objectif d’être nommés DG de l’Enerca sachent qu’il n’y a pas de boite à rose…du moins pas avant deux ans ! Et le principe de l’Ohada ne s’impose-t-il pas au régime actuel ?

Johnny Yannick Nalimo

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