Sécurité intérieure: confier aux étrangers la fabrique des documents administratifs centrafricains ?

Kangbi-ndara.info/ En plus de la non maitrise de la situation sécuritaire dans le pays et du pullulement des étrangers non répertoriés, les nouvelles autorités de Centrafrique voudraient confier la conception des documents administratifs à des entreprises étrangères. A cette idée, certains cadres au ministère de la Sécurité Publique de l’Immigration-Emigration disent avoir des frissons et y voient de réels dangers.

okLe récent Conseil de ministres en date du 04 août dernier dont les différents points retenus ont été lus sur les ondes de la radio nationale le 06 aout 2016 a encore statué sur le problème des documents administratifs centrafricains qui se délivrent sur l’ensemble du territoire comme des billets d’invitation à un anniversaire de naissance. En plus, des faussaires ne ménagent d’aucun effort pour falsifier lesdits documents dont la qualité falsifiable relève presque du moyen âge.

Du point de vue de la rue à Bangui, il est d’une urgence cruciale pour la sécurité des Centrafricains que le gouvernement prenne très au sérieux la menace que représente la fraude massive gravitant autour des attributions des actes de naissance, passeports, cartes d’identité nationale et carte de séjour des étrangers. L’on ne sait plus qui est réellement centrafricain et qui ne l’ait pas car tous détenteurs de documents officiels. D’après les informations de Kangbi-ndara, certains agents de police à la Direction de l’Immigration –Emigration en font un juteux business sans que des mesures coercitives ne soient prises en amont.

Le comble, allant du gouvernement  centrafricain à la Mairie de Bangui, les nouvelles autorités seraient en négociation avec des entreprises étrangères aux fins de confectionner pour des Centrafricains des passeports, des cartes d’identité et des actes de naissance sécurisés. Pour des étrangers des cartes de séjour. Si pour les profanes l’initiative est bonne, des cadres au ministère de la Sécurité Publique voient le contraire. Ils estiment que la conception des documents administratifs tant  distribués aux étrangers durant la transition devrait revenir impérativement sous contrôle de l’Etat centrafricain pour une meilleure gestion. Une gestion de la base de données en ce qui concerne la sécurité publique et une gestion des entrées se rapportant à la finance jusqu’ici mal canalisée. Il n’est point de doute qu’une machine destinée à la sécurisation des recettes à la Direction de l’Immigration-Emigration a été payée par le gouvernement à cet effet mais reste inexploitée.   

Le ministre de la Sécurité Publique se doit de prendre des mesures nécessaires afin d’empêcher que des individus n’ayant pas remplis les conditions requises ne soient en possession des documents administratifs que seules les autorités compétentes sont habilitées à délivrer. C'est une question de l'heures !

Johnny Yannick Nalimo

 

 

 

 

 

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