Sécurité routière : zéro feu tricolore, dangereuse reprise des cours à Bangui

Kangbi-ndara.info/ L’usage des voies routières est dangereux à Bangui. Certains principaux panneaux réglementant la circulation ne sont pas visibles à leurs places. Les usagers se disputent la priorité. Les accidents sont graves et tragiques.

En raison de l’exode rural massif ces quatre dernières années, Bangui la capitale centrafricaine compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’on constate également une augmentation numérique considérable de véhicules et de bicycles.

Aux heures de pointes des écoliers et travailleurs, les chaussées se rétrécissent et la circulation se complique. De brefs embouteillages sont constatés au quotidien au niveau des établissements scolaires, des têtes de stationnements et des marchés.

Les piétons éprouvent parfois d’énormes difficultés à traverser d’un côté de la route à l’autre côté. Les risques d’accidents sont élevés, surtout aux intersections.

Entre autres causes des fréquents accidents de circulation à Bangui : l’absence de feux tricolores.

Les panneaux signalétiques aux feux clignotants ne sont pas que de simples objets décoratifs.

« Ces feux ont des vertus  éducatives et « civilisantes ». Ils obligent le conducteur à obéir aux règles de la circulation et réduisent les accidents routiers », indique Steve Tangoa, titulaire d’une licence de conduire.

Ces appareils de signalisation lumineux généralement placés à l’entrée des intersections influent sur le comportement du conducteur et du piéton et facilite la vigilance des agents en uniformes.

« Au rouge il faut s’arrêter pour laisser passer le vert.  Ce sont des points de contrôle non indiqués. Les agents de sécurité peuvent y détecter des véhicules  en infraction », poursuit Steve Tangoa.

« C’est bien dommage qu’une capitale du 21ème siècle comme Bangui ne dispose d’aucun feu tricolore et un faible taux d’agents en uniforme pour réglementer la circulation. Ça craint vraiment avec la rentrée des classes », se plaint Elie Mbaiguedom chauffeur mécanicien dans une des deux principales sociétés de vente d’automobiles en Centrafrique.

Nombreux sont des habitants de Bangui, essentiellement des parents d’élèves qui s’interrogent sur le rôle véritable de la municipalité dans la prévention des accidents de circulation.

 « Même si tout semble urgent en Centrafrique, la mairie de Bangui ne laisse entrevoir aucun signe d’amélioration de la circulation routière. Les feux tricolores jadis visibles dans divers ronds-points ne sont que l’ombre d’eux-mêmes », fustige un enseignant centrafricain à la Faculté Théologique de Bangui (FATEB).

Un personnel de la Mairie de Bangui évoque les délestages discontinus du courant électrique à Bangui comme l’une des principales raisons de disparition  des feux tricolores. «  C’est un véritable problème », insiste-t-il.

L’enseignat cité ci-dessus de proposer à la Mairie de Bangui de passer, si possible, du courant électrique aux panneaux solaires pour alimenter les feux tricolores et réduire les dangers liés à la circulation routière.

Elie Mbaiguedom, cité un peu plus haut, espère que les autorités centrafricaines se saisiront de la situation pour sécuriser les artères de la capitale et garantir la sécurité publique. Elie tien à indiquer que les principales victimes sont des jeunes conducteurs imprudents de taxis, de mototaxis et des enfants sur le chemin de l’école.

Johnny Yannick Nalimo pour Kangbi-ndara

 

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