Sentence parlementaire : Meckassoua ne tient qu’à un fil au perchoir

Kangbi-ndara.info/ Crépuscule quasi inévitable pour le président de l’Assemblée nationale (PAN) de la République Centrafricaine Abdou Karim Meckassoua. Les élus de la nation décident par la signature d’une pétition de destitution pour mettre fin à la céphalée persistante au perchoir centrafricain. Déjà près d’une centaine de signatures obtenues au détriment du PAN.

On évoque déjà plus de quatre-vingt députés signataires de la pétition de destitution du chef du parlement centrafricain Abdou Karim Meckassoua, jugé un obstacle au bon fonctionnement de cette institution.

Les groupes parlementaires du RDC, URCA, l’UNDP, Cœur-Uni, Mouni et bien d’autres ont signé ladite pétition, excepté le MLPC, membre de la majorité présidentielle, dont les cinq députés sur neuf ont suivi les consignes de leur président Martin Ziguélé afin de constituer, avec le Chemin de l’Espérance, le PGD de Jean-Michel Mandaba, la minorité de blocage.

Les nouvelles qui suintent de l’Assemblée Nationale centrafricaine laissent croire que le MLPC, du groupe de la majorité, n’a pas pu se résoudre du fait qu’il aurait reçu hier en soirée des billets de banque du Chemin de l’Espérance après la réunion de circonstance tenue en journée dans l’enceinte du parlement par Martin Ziguele.

Si la balance est en faveur de la majorité parlementaire c’est aussi pour les signatures de Désiré Zanga Kolingba du RDC et Guy Moskit du MNS obtenues hier 15 octobre 2018.

Du côté du Chemin de l’Espérance, Meckassoua s’active pour contrer la menace en cours. Mais le peu des députés alignés derrière le PAN sifflent en off qu’ils ne lui seront pas loyaux le moment opportun parce que Meckassoua tient rarement parole.

A en croire les pronostics des couloirs de l’Assemblée Nationale, la présidence de Meckassoua ne tient plus qu’à un fil.

Le dépôt de la requête, sans doute demain, déterminera le sort d’Abdou Karim Meckassoua député du 3ème arrondissement dont l’accession au perchoir a été bénite par le Président Faustin Archange Touadera.

Contrairement au Chef d’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, qui s’est révélé édulcorant dans ses réponses à RFI en évoquant un problème interne à l’Assemblée Nationale, le PAN Meckassoua a quant à lui utilisé des mots jugés durs à l’endroit de l’Exécutif. Il a aussi menacé de ne pas se laisser faire facilement.

A qui l’avenir  donnera raison ?

Kangbi-ndara




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