Sortie de crise centrafricaine sur le plan social

Comment éviter  aujourd’hui l’éclatement de l’unité nationale,  face aux vieux démons du tribalisme et de la haine religieuse ? Tout en créant des conditions de vie décentes à la population tant à Bangui que dans l’arrière pays ?

socialLa République Centrafricaine est un pays qui a tous les atouts pour se transformer en une véritable réserve du monde. Il dispose de 623.000 Km2 de ressources immenses du sous-sol et de sol comme une forêt exubérante et généreuse aujourd’hui livrée au bradage et au braconnage. Un pays sans pression démographique. C’est un pays qui était à la starking bloc avec tous les pays Africains qui ont obtenu leur indépendance en cette année 1960. Seulement au rendez-vous de 2013, il semble se retrouver au bas fond de l’échelle qui explique difficilement l’immensité de ses richesses potentialités. Si de nos jours, tous les Centrafricains ne vivent pas dans des conditions décentes, pouvons nous nous accuser de la division nationale, du règne du tribalisme ou de la haine religieuse ?

La dernière phrase de notre hymne national met en exergue le terme «  patrie », mais sommes nous capables à l’heure actuelle de brandir cet étendard et d’avoir les yeux fièrement rivés sur celui-ci ? Ou honteusement, le baisser parce que nous devons nous poser cette question qu’avons-nous faite de notre  « patrie » ? A chacun de prendre conscience de son appartenance à ce pays qui nous est cher. Cela n’est possible que si tous les Centrafricains parviennent à considérer les concepts tel que le tribalisme, le népotisme, le clientélisme, l’égocentrisme comme des véritables ennemis du progrès de la cohésion sociale. Y a-t-il encore le temps de faire la distinction ethnique ? Tous ceux qui sont nés sur le territoire centrafricain sont tous des centrafricains. Il ne doive pas y avoir de division, de distinction. Il n’est plus l’heure de différencier un Centrafricain chrétien d’un Centrafricain musulman. La Centrafrique a trop souffert des affres dévastatrices. En outre, le terme  « impureté religieuse » doit de meme disparaitre du dictionnaire centrafricain. Des questions très importantes nous amènent à réfléchir  sur beaucoup des pourquoi.   

Pourquoi aujourd’hui le centrafricain ne peut circuler librement et en toute sécurité sur l’ensemble de son territoire ?

Pourquoi il ne peut se promener  en véhicule, taxi, bus, camion, moto ou à pied sans se plaindre de l’état de délabrement avancé des routes et des ponts ? 

Pourquoi le centrafricain ne parvient pas à manger trois fois par jour ? Pourquoi ne parvient-il pas à se soigner correctement ? Pourquoi le centrafricain ne peut pas se vêtir convenablement, se loger décemment, s’assurer de son éducation et de celle de ses enfants convenablement ?

Pourquoi le Centrafricain ne peut avoir un emploi facilement, toucher aisément à sa pension, percevoir son salaire régulièrement, bénéficier facilement d’une bourse ?

Pourquoi le centrafricain ne peut s’éclairer nuit et jour sans interruption intempestives du courant – ?

Pourquoi le Centrafricain ne peut boire régulièrement de l’eau potable ?

Tous ces pourquoi  peuvent aider les centrafricains de penser si les conditions actuelles permettent d’espérer. Ils ont intérêt à concrétiser la volonté de laver le linge salle en famille.

Tout gouvernement qui a besoin de toilettage répond d’abord aux exigences de la politique à savoir : répondre aux besoins des gouvernés, satisfaire à la demande sociale, tenir compte de l’intérêt général. C’est dans cette optique que le gouvernement de TIANGAYE III doit être à l’écoute du peuple souverain. Il est important de leur souligner qu’être à l’écoute du peuple c’est entendre les paysans et des éleveurs qui contribuent activement à nourrir toute la nation des durs labeurs des champs de coton, d’arachide, de mais, de mil, de manioc, de culture maraichères et d’élevage des caprins et ovins. Sans doute, être à l’écoute du peuple c’est entendre la voix des travailleurs des usines et de la fonction publique qui contribuent à leur manière au développement économique du pays. Que le gouvernement de TIANGAYE prête attention aux cris de détresse de la jeunesse Centrafricaine scolarisée ou non, désœuvrée ou non. Qu’il entende la société civile organisée ou non. Qu’il écoute les syndicats et leurs revendications, les partis politiques et leurs besoins de liberté, de démocratie et de leur participation à l’œuvre du développement national.

Bernardin Kella

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