Tchad : le Tchad nie avoir soutenu la Séléka

Tchadonline.com/ Le président tchadien, Idriss Déby Itno. Son gouvernement soutient que des soldats tchadiens n’ont pas aidé la Séléka
N’Djamena a démenti dimanche la commission d’enquête internationale de l’ONU, qui a déclaré que des soldats tchadiens ont été vus à Bangui aux côtés de la rébellion Séléka, en mars 2013.

article_CPS.IBT49.070208105211.photo00.photo_.default-512x348Les enquêtes déclarent qu’ »il existe assez de preuves pour penser que Djotodia et la Séléka ont reçu un soutien financier et militaire du gouvernement du Tchad » pour renverser le président François Bozizé.
« Des officiers tchadiens ont été vus à Bangui après la prise de pouvoir par la Séléka, opérant dans le cadre du mouvement Séléka », indique le rapport dont l’AFP a obtenu une copie.

Les enquêteurs affirment qu’après la chute du régime de Bozizé, « ces officiers ont réintégré l’armée tchadienne ».
N’Djamena a démenti ces accusations dans un communiqué.
« Le gouvernement de la République du Tchad tient à rappeler (…) qu’il ne soutiendra jamais un mouvement armé ayant l’intention de déstabiliser la Centrafrique ou tout autre pays africain », déclare le gouvernement tchadien.

Il « appelle l’ONU à faire preuve de discernement et à arrêter une fois pour toute sa campagne gratuite contre le Tchad, aux desseins jusque-là inavoués ».
Les violences entre les ex-rebelles Séléka – qui sont des musulmans pour la plupart – et les milices chrétiennes anti-balaka ont fait des milliers de morts en Centrafrique.
Des milliers de personnes ont également été contraintes de fuir le pays.
Michel Djotodia, installé au pouvoir par les Séléka, a été poussé à la démission par la Communauté des Etats d’Afrique centrale.
Son départ du pouvoir n’a pas encore permis d’instaurer la paix, après l’arrivée au pouvoir d’une présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.

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