Tirs nourris d’armes à Bimbo : le député Rombo terrorise ses voisins

Kangbi-ndara.info/ Des déflagrations d’armes de guerre venant du domicile du député de M’Baïki 22, Alfred Yekatom Rombo, dans la nuit du 06 novembre 2017, ont semé la panique dans son voisinage à Bimbo, sortie sud de Bangui. Ecartant les hypothèses,  les raisons véritables de cette réaction ne sont encore connues.

Les coups de feu ont durée plus de 15 minutes témoignent certains voisins de Rombo, interrogés par Kangbi-ndara.

La vie du député Rombo est-elle menacée ? Quel message veut-il lancer en faisant usage des kalachnikovs encore en sa possession ?

Les coups de feu provoqués par Rombo et ses hommes ne sont pas anodines. Nul l’ignore que quotidien de ce parlementaire centrafricain jalonne des dangers dont-il en est personnellement conscient.

Alfred Yekatom Rombo aurait flairé l’odeur du roussi. Il est l’un des témoignages irréfutables de l’implication française dans les massacres intercommunautaires décriés en Centrafrique en 2013 et 2014. Des vidéos de Rombo, alors chef antibalaka prisent par des caméras étrangères, en attente du soutien logistique français notamment de la mission Sangaris avant de lancer une offensive sur les positions musulmanes à Bangui circulent encore en Centrafrique, au-delà du territoire national et sur la toile.

En dépit de tout, Rombo n’est pas derrière les verrous à N’Garagba comme certains de ses pairs chefs antibalaka. Le député de M’Baïki 2 doit encore cette liberté conditionnelle à l’immunité parlementaire dont-il jouit. Plusieurs tentatives de la levée de son immunité exigée par la Mission Intégrée des Nations Unies-Unies  pour la Stabilisation de Centrafrique (MINUSCA) se sont butées aux objections de la Représentation nationale. Pas de parti pris.

L’Assemblée Nationale de Centrafrique pose comme condition préalable de la levée d’immunité de Rombo et d’autres chefs miliciens au parlement centrafricain, l’arrestation des principaux chefs rebelles encore actifs sur le territoire et bénéficiant des faveurs de la MINUSCA, notamment d’Ali Ndarassa, Noureddine Adam, Alkhatim Mahamat, Abdoulaye Hissein et Sidiki.

En effet, depuis le début de la crise politico-militaire transformée à dessein en conflit inter intercommunautaire, ne sont derrière les verrous que des présumés criminels de confession chrétienne. Les présumés criminels de confession musulmane arrêtés sont aussitôt relâchés tant dans le pays qu’à l’étranger.

Est-ce ce favoritisme exposé publiquement ou une simple expression de l’instinct de survie qui justifie les récentes détonations au domicile du député Rombo ? Il est fort probable que la réponse n’est pas loin de cette question.

« Plus la CPS avancera vers les justiciables, sans la Communauté internationale, plus la Centrafrique se rapprochera de son passé récent », estime Johnny Yannick Nalimo, journaliste à Kangbi-ndara.

Kangbi-ndara

 

 

 

 

 

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