Touadera en France : Macron voudrait plus d’explications sur les russes à Béréngo

Kangbi ndara.info/  Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera a quitté Bangui hier 10 mars 2018 à destination de Paris.  Selon nos sources, il y sera pour plusieurs jours en raison de son bilan sanitaire mais aussi pour s’entretenir avec les autorités françaises sur divers points liés à l’actualité politique et sécuritaire de Centrafrique.

Après la victoire cuisante du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale le 09 mars 2018 au sein de  l’Hémicycle de la Maison du Peuple à Bangui, le Chef de l’État Faustin Archange Touadera a pris son envol un jour après pour la France.

De sources diplomatiques centrafricaines et étrangères, ce voyage présidentiel n’est pas ordinaire. Le Président aura à faire son bilan de santé et en marge il devrait rassurer les autorités françaises très particulièrement le Président Emmanuel Macron des bruits gravitants autour de la présence russe sur le territoire national depuis décembre dernier.

Par ailleurs, à en croire nos sources couvertes sous l’anonymat, un plan d’isolement diplomatique et politique du régime de Bangui au niveau de la sous-région et à l’international  est déjà en cours d’exécution. Entre autres causes, le revers diplomatique causé par l’accord de partenariat militaire avec la Russie, le coup de force avorté en Guinée Équatoriale dont sont impliqués des centrafricains  et l’entêtement persistant du pouvoir de Bangui pour un non changement à la Primature.

Ce plan d’isolement dont bon nombre des acteurs politiques et armés nationaux n’en sont pas étrangers vise par-dessus tout à réduire considérablement les chances d’une éventuelle victoire de l’actuel Président centrafricain à la présidentielle de 2021.

Certaines  sources proches de l’enclos présidentiel d’affirmer que les raisons ci-dessus citées expliquent l’attitude moins ouvert affiché récemment par le Président gabonais Ali Bongo lors du dernier visite du Président Faustin Archange Touadera au Gabon.

De son côté, le Tchad graisse les rouages « du plan » avec le transfert du siège de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) de Bangui à Malabo. Pour enfoncer davantage le clou, après Paris, N’Djamena projetterait également de rappeler son ambassadeur en Centrafrique.

Il convient de rappeler que la Communauté internationale, depuis février dernier, s’est désengagée de payer les fonctionnaires et agents de l’État centrafricain. Par ce retrait subit, la Communauté internationale voudrait rappeler à l’ordre le Palais de la Renaissance dont l’allure politique semble moins plaisante. Le pouvoir de Bangui doit désormais compter sur les ressources propres du pays afin de pallier cette dernière éventualité.

Après cette visite médicale en France, le Chef d’État centrafricain se rendra en Belgique avant de rentrer sur Bangui, capitale centrafricaine où sera célébrée ce 30 mars l’An 2 de son investiture?

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Kangbi ndara




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