Accueil Actualité Trahison diplomatique : Johnny Yannick Nalimo saisit de nouveau le Président Touadera

Trahison diplomatique : Johnny Yannick Nalimo saisit de nouveau le Président Touadera

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Monsieur le Président des Centrafricains,
Même encore alité et sous perfusion, la faiblesse du corps ne constitue en rien une contrainte pour vous interpeller solennellement à l’idée que cette modeste contribution vous serait d’utilité que le silence même si, dit-on : « Une mauvaise expérience vaut mieux qu’un bon conseil ».
Au détriment de ma casquette d’homme libre, acteur de média, j’ai cru bon de soutenir la mise en œuvre de votre politique quinquennale au sortir de la transition politique pour que notre pays en partage ait du répit après tant d’années de tourments.
Cette conviction personnelle me rattache à votre politique priorisant la paix, l’unité nationale, le dialogue et le relèvement de notre pays longtemps meurtri.
Son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat, poursuivant la cohérence dans mes prises de position, permettez-moi de vous rappeler que la cause des deux dernières et importantes révocations de postes à la Primature centrafricaine (Direction de Cabinet et Chef de Cabinet) devrait vous poussez à vous conduire comme un arbre qui, pour subsister, change ses feuilles pour ne garder que ses racines.
Rappelez-vous encore, Monsieur le Président, l’ennemi n’est pas celui qui vous fait face, l’épée à la main. C’est celui à vos côtés, le poignard dans le dos.
Vu le temps, il vous est préférable d’emprunter le mauvais itinéraire que de continuer avec des mauvais compagnons.
Monsieur le Président, je partage sans doute avec vous l’information selon laquelle votre actuel Premier ministre, Firmin Ngrebada, par un procédé subversif, aurait commandité une mission conduite par son Directeur de Cabinet, Dominique Désiré Erenon accompagné de son Chef de son Cabinet Vivien Sylvestre Goro et de l’homme d’affaire Elie Allard Namtoli à la République autonome d’Abkhazie en Géorgie.
Pour rendre à dessin la destination labyrinthique afin de vous envoyer bécher çà et là, le Ministre Chargé du Secrétariat Général du Gouvernement, Maxime Balalou, dont l’implication profonde est confirmée par un des missionnaires d’Abkhazie a établi l’ordre de mission pour Genève en Suisse.
Ça se murmure à Bangui que les présumés missionnaires du Premier ministre centrafricain auraient reçu du n°2 abkhazien, Daur Arshba, sept millions d’euros soit plus de cinq milliards de francs CFA pour une probable signature de reconnaissance de cette ville géorgienne comme Etat autonome afin de nous mettre la Communauté internationale à dos.
Par cette complicité prévisible pour quelques-uns, le chef du Gouvernement centrafricain et le Ministre en Charge du Secrétariat Général du Gouvernement ont trahit délibérément votre confiance et celle de la République.
Excellence, méritez-vous une telle déconsidération, venant de ceux dont vous privilégiez encore, devant votre Peuple observateur ?
Monsieur le Président, voyez-vous la transformation comme Winston Churchill qui soutient : « Il n’y a rien de négatif dans le changement si c’est dans la bonne direction » ?
Cette trahison diplomatique plausiblement commanditée par votre actuel Premier ministre, avec complicité du Ministre en Charge du Secrétariat Général du Gouvernement, à des fins d’enrichissement personnel devrait vous revenir à l’esprit ce proverbe de vie : « Qui a trahit un jour est traitre pour toujours ».
Monsieur le Président des Centrafricains, vous conviendrez avec moi que les deux récents décrets rapportés à la Primature ne constituent que des fusibles disjonctés. Si vous n’interrompez pas la source même de cette énergie, attendez-vous à d’autres surprises là où vous vous attendriez le moins.
Devrais-je vous rappeler de plus, Monsieur le Président, que plusieurs de ceux qui sont avec vous dans l’enclos ont des ambitions susceptibles de vous mettre à genoux ?
Sans atteindre le couvert de votre impatience, Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat, je vous souhaite bonne mission en Russie ainsi qu’à votre délégation.
L’adage ci-après marque la fin de cette lettre : « La moitié d’un ami c’est la moitié d’un traître ».

Fait à Bangui le, 22 octobre 2019

Johnny Yannick NALIMO