Trois exigences des enseignants du supérieur au Gouvernement

Les Enseignants du Supérieur réunis au sein du Syndicat Autonome exigenttrois choses au Gouvernement centrafricain :le rétablissement de la sécurité sur le campus universitaire etl’étendue du territoire national enfin le paiement des trois mois d’arriérés de salaire et le versement complet des frais des heures supplémentaires et de vacation des deux années académiques antérieures.

UNIVPlus de 100 enseignants du supérieur, ont le lundi 1er juillet 2013, sous un soleil caniculaire,marché de l’Université de Bangui à la Primature (environ 400 mètres) pour remettre un préavis de grève de 8 jours sous forme de mémorandum au Premier Ministre de transition, Nicolas Tiangaye.

M. Bertrand Kenguetona, Secrétaire Exécutif Adjoint du Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur(SYNAES)explique les raisons de cette grève en ces termes :« Après notre Assemblée Générale, tenue le 27 juin 2013 et qui a réuni une large majorité des Enseignants du Supérieur, une lecture de l’état de la Nation a été faite et le constat général est alarmant. Raison pour laquelle on est venu ici porter à la connaissance du Premier ministre, à travers ce mémorandum une décision d’arrêt des activités académiques et administratives pour une durée illimitée dans les huit jours qui suivent. Aussi par ce mémorandum nous décrions au premier ministre ce que nous vivons au quotidien », a déclaré

Selon Jean-Christian Amédée Mandjeka, Secrétaire à la Communication du SYNAES, les enseignants du supérieur ne baisseront pas les bras jusqu’à ce que la paix revienne dans le pays. « C’est pourquoi, de manière unanime, l’Assemblée Générale du SYNAES du 27 juin 2013 a exigé de votre Gouvernement : Le rétablissement de la sécurité tant sur le campus universitaire que dans toute la ville de Bangui et ses environs, ainsi que dans l’arrière pays ; Le paiement des trois mois d’arriérés de salaire ; Le versement des frais d’heures supplémentaires et de vacation des deux années académiques antérieures (2010-2011 et 2011-2012) », soutien-t-il.

Dans ce mémorandum, ces enseignantsdéplorent les graves exactions des éléments de la Séléka sur la population centrafricaine. « Aucune couche sociale n’est épargnée par la hargne des éléments de la Séléka. Comment comprendre que même le sango, langue nationale, puisse représenter un facteur d’insécurité ? Que les écoles, les églises, les hôpitaux, les marchés deviennent des environnements non fréquentables pour cause de violences gratuites et inexpliquées ?», ajoute-il.

En effet, l’Université est et reste essentielle pour satisfaire aux besoins manifestes de la Société d’admettre et de conduire des transformations rapides sinon radicales. Pour ce faire, les Enseignants du Supérieur refusent d’accepter le péril de la République Centrafricaine. « Nos revendications ne sont qu’un appel à la prise de responsabilité de la part du Gouvernement afin que des conditions idoines de vie et de travail du Centrafricain soient garanties », conclu M. Bertrand Kenguetona.

Kangbi-ndara/Centrafrique Ressources

 

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