Un conducteur de taxi mal tombé dans les bras de la Séléka

Dans la nuit du dimanche 9 juin 2013, le chauffeur de taxi du numéro 8579 a été victime du braquage sur l’avenue de l’Indépendance, ils l’ont dépouillé de ses recette de la journée et la voiture s’est retrouvée dans un ravin en face de la cathédrale Immaculée Conceptionnelle de la cathédrale Notre Dame de Bangui. Nos avons rencontré le chauffeur du taxi, il nous raconte sa version des faits et l’image en question  ne fait aucun doute.

fou            L’Agora : Bonjour !

Wena Saint Fort : Bonjour M. le journaliste

            L’Ago : Aujourd’hui votre véhicule se retrouve dans un ravin, pourriez-vous nous expliquer le pourquoi ?

            W.S.F : hier aux environs de 19 heures, je cherchais à rentrer à la maison,  deux éléments de Séléka m’ont pointé avec leurs armes au niveau du PK 0 et je signale en passant que les fameux éléments de Séléka parlaient seulement en arabe et un des éléments qui se trouvait au niveau de la cabine me demandait de descendre du véhicule, sinon ils vont tirer sur moi. Pris de panique, je suis descendu du véhicule et ils se sont emparés du véhicule en question et quelques jeunes qui se trouvaient sur les lieux du drame m’ont demandé de se rendre au domicile d’un colonel qui habite au camp de la gendarmerie, malheureusement, je l’ai manqué. Et ma grande surprise, ce matin j’ai retrouvé ce véhicule dans le canal.

            L’Ago : Est-ce que vous avez des informations sur les éléments de Séléka qui vous ont braqué ?

            W.S.F : je n’ai aucune information les concernant, mais on m’a fait comprendre qu’après l’accident, ils ont pris la destination du centre d’accueil qui se trouve derrière la cathédrale Notre Dame de Bangui.

            Pour le propriétaire du taxi, NGREMALET Auspice, étudiant en 3ème année de licence en administration de gestion des Entreprises, «  En ce qui me concerne, je vais le Président de la Commission Mixte d’enquête.

            Je vous informe que c’est par l’intermédiaire de ma grande sœur qui se trouve en Hexagone que j’ai reçu ce véhicule, elle avait envoyé dans le but de subvenir aux besoins de la famille. Je le pose la question sur l’avenir de notre famille, car c’est notre seul et unique moyen de vivre. Il faut que le Gouvernement pense au problème de désarmement, on ne peut continuer à vivre dans la terreur, nous sommes quand même dans un Etat de droit ».

 

Dossier préparé par Juste

 

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