Ville morte : les casques bleus endeuillent plusieurs familles à Bangui

Kangbi-ndara. Info/ Au moins six civiles tués ce 24 octobre 2016par des casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de Centrafrique (Minusca). La question du retrait des soldats onusiens dans le pays est activement réclamée à Bangui.

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Un calme timide et précaire ce matin dans la capitale centrafricaine après une journée sanglante et meurtrière vécue hier. La journée ville morte se poursuit ce 25 octobre 2016. Le Mouvement E Zingo Biani, se félicite de la réussite de Ville morte et remercie les Banguissois de leur mobilisation massive. Par contre, le Mouvement citoyen et pacifique dénonce des tentatives de rapprochement du gouvernement par le biais du ministre de la Défense Joseph Yakete et du chef d’Etat Major Ludovic Nganafeï. «  Le Cabinet du Chef de l’Etat connait bien les contacts des principaux membres de la coordination, qui pourrait être contactés directement sans passer par des personnes interposées », indique le communiqué de presse signé en date du 24 octobre 2016 par le coordonnateur  du mouvement Gervais Lakosso.

Le mouvement se dit ouvert à tout dialogue mais ne s’empêche de dénoncer les dérives sécuritaires de la Minusca qui a coûté plusieurs vies humaines dans la capitale centrafricaine.

Une nouvelle fois, la Minusca pousse fort le bouchon des débordements en faisant approximativement six morts et plusieurs blessés par balles parmi les manifestants de la journée ville morte d’hier sur l’Avenu Conjugo dans le deuxième arrondissement de Bangui. Les soldats onusiens ont tiré à bout portant sur une marrée humaine qui huait le passage du cortège de Parfait Onanga Onyanga, patron de la Minusca à Bangui.

Par ces tueries, les casques bleus ne sont plus perçus à Bangui comme des acteurs e paix mais des criminels impitoyables du calibre des bandes armées qui plongent le pays dans une sorte d’agonie qui ne dit véritablement son nom. « Ils nous tirent dessus avec des RPG. Ils ne respectent ni le peuple ni les emblèmes de notre pays. Ils ont brutalisé un jeune manifestant qui tenait notre drapeau sur la place des Nations Unies »,  témoigne un manifestant.  

« Depuis hier, à la vue d’une patrouille des casques bleus, je me cache », ressentie d’une jeune banguissoisse après les incidents sanglants et meurtriers d’hier. «  Au lieu de terroriser les civiles la Minusca ferait mieux de répandre sa terreur dans les zones en proie aux exactions des bandes armées », poursuit-elle.

Le gouvernement centrafricain ni la Minusca n’ont encore fait des déclarations suite aux incidents meurtriers du 24 octobre 2016.

Paul Morais

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