Voeux 2017 : «… il est grand temps de préconiser le dialogue aux crépitements des armes… », Armel Mingatoloum Sayo

kangbi-ndara.info/ « Il est temps que l’on se fie à l’apaisement et à une réflexion profonde sur le sens que nous devons donner à notre combat ; car en vérité nous avons un seul combat profitable à tous qui est celui de la recherche de la paix et de la cohésion nationale et sociale… », déclaration signée Armel Mingatoloum Sayo, ancien ministre de la transition et Coordonnateur du groupe Révolution Justice. Un appel de coeur qui, au-delà de l'appréciation que les uns et les autres pourraient en faire, a le mérite de la clarté puisque venant de la part d'un des fils de la République, véritablement engagé pour la paix dans son pays.

Centrafricaines,
Centrafricains,

Hôtes étrangers qui vivez parmi nous,

Je saisis l’entame de cette nouvelle année pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2017. Puisse notre Seigneur dans toute sa magnificence vous bénir, ainsi que vos foyers respectifs, et nous prémunir de toutes les forces du mal qui ont tant endeuillé notre société, et nous plonger dans le chaos dont nous peinons à sortir.

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

A travers cette nouvelle année dont nous avons l’opportunité d’entamer, nous devons nous tourner vers l’avenir et panser les plaies encore béantes qui minent la concorde quel que soit l’endroit où vous vivez et ce peu importe votre confession religieuse, votre ethnie ou votre appartenance politique.

Mes Cher(es)  compatriotes !

L’heure et grave, notre cher et beau pays est au bord de l’implosion et nous n’avons pas été capable, jusqu’à présent, de mettre de côté nos égo et faire preuve d’une ferme volonté en acceptant de tourner la page de tant d’années de guerres fratricides qui font le malheur de nos populations.

Après plusieurs pourparlers, plusieurs accords politiques et plusieurs missions étrangères, Il est grand temps de préconiser le dialogue aux crépitements des armes ; car, nos voisins de la sous-région, mais aussi ceux de l’Afrique toute entière de même que la communauté internationale, dont nous saluons ici les efforts et les moyens déployés, ne seront pas éternellement à notre chevet.

Il n’y a pas si longtemps, nous avons marqué notre volonté comme des dignes filles et fils du pays à emprunter la voie du dialogue aux forums de BRAZZAVILLE, puis inter-Centrafricain de Bangui

Il n’y a pas si longtemps, nous avions tous été au grand rendez-vous patriotique, celui de réinscrire notre pays dans le concert des nations démocratiques en élisant un chef d’Etat. 

Face à cela, il n’est pas question pour nous de renoncer à notre responsabilité historique face à la nation.

Il n’est  pas non plus question de nous laisser emporter par ces vagues de violences souvent insensées et sans raisons profondes qui ne font qu’endeuiller nos familles et la nation toute entière, car en vérité tous, au temps que nous sommes, nous n’avons qu’un intérêt unique : LA SAUVEGARDE DE NOTRE PATRIE qui est la mère nourricière de tous et de toutes.

Jamais le nombre de crimes et de morts n’aura été dans aucune société humaine, un trophée à brandir avec fierté.

Pourquoi toujours lorsque nous entamons une sortie de crise, les vieux démons des conflits identitaires voir communautaires nous font revivre le passé sombre par la recrudescence de la violence?

Pourquoi subitement il devient difficile pour nous de réaliser que dans chaque nation du monde, la diversité est une source intarissable de richesse et de fécondité ?

Regardons autour de nous, combien d’années si non de décennies ont duré ces crises interminables, et qui en sont les véritables victimes et bénéficiaires ?

C’est pourquoi, je vous exhorte au refus de la fatalité, au refus de se laisser emporter par les agendas malsains et destructeurs qui risquent de nous causer plus de tort que de bien.

Soyons tous des vecteurs de paix, d’harmonie et de dialogue dès aujourd’hui dans notre pays.

Donnons-nous la main, et refaisons chemin ensemble pour constituer un obstacle aux manipulateurs, réconcilions nous, soyons fort et unis pour unanimement dire non à l’implantation du terrorisme dans notre pays.

Ressoudons-nous pour nous donner la chance de rebâtir une nation libre, capable de construire un avenir meilleur et  radieux pour ses filles et fils qui souffrent depuis des décennies alors que la nature nous a pourtant bien nantis.

Unissons-nous  pour nous doter d’institutions fortes et non des hommes forts qui se rendent eux mêmes justice au détriment de la loi.

Unissons-nous pour combattre notre ennemi commun qu’est la pauvreté et l’ignorance ainsi que sauver notre chère patrie la Centrafrique, la terre que nous en léguée nos ancêtres et dont nous avons le devoir de bien préserver et améliorer pour les générations futures.

Mes cher(es) compatriotes !

Il est temps que l’on se fie à l’apaisement et à une réflexion profonde sur le sens que nous devons donner à notre combat ; car en vérité nous avons un seul combat profitable à tous qui est celui de la recherche de la paix et de la cohésion nationale et sociale afin de jeter les bases de notre développement socio-économique et nous projeter dans le futur comme un peuple uni de même qu’une nation libre et souveraine.

Le pays nous invite à la paix pour soigner ensemble nos plaies afin de donner la chance à nos enfants de bénéficier de nos sacrifices et nos labeurs dans un élan patriotique, révolutionnaire et collectif de tous les  Centrafricain(e)s pour tous les Centrafricain(e)s! 

Rebâtissons une nation forte de justice, de liberté et de démocratie afin d’être des dignes acteurs et bâtisseurs d’une Afrique prospère et d’un monde meilleurs

En cette nouvelle année, nos pensé(es) vont particulièrement à l’endroit de nos compatriotes du monde rural, paysans, éleveurs, cultivateurs, femmes et enfants qui sont en réalité, les victimes invisibles de nos inconséquences. Il est temps que les consciences soient au rendez-vous sur la nécessité de la paix, gage du développement.

A toutes et tous, je souhaite une fois de plus, une merveilleuse année, puisse DIEU nous bénir.

Armel MINGATOLOUM-SAYO
Ancien ministre
Coordonnateur du RJ

 

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