« Yakomaphobie » : le ministre des Finances Henri-marie Dondra et les membres du CPMEC défendus

Kangbi-ndara.info/ Le Collectif des petites et moyennes entreprises de Centrafrique (CPMEC) et les mouvements qui représentent les entrepreneurs fournisseurs de l’Etat qualifient de « dégoutant » et révoltant un article de presse cataloguant le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, de «manipulateur de chiffres »  qui ne priorise que le paiement des créances de fournisseurs de l’Etat de son ethnie. De l’ethnie Yakoma.

dondrahhL’ambitieux ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra jouerait aux chiffres pour extorquer l’Etat et ferait preuve de favoritisme ethnique dans ses attributions. Des soupçons de détournement pèseraient également sur lui. Ce sont évidemment les affirmations et les accusations portées par le journal « Le quotidien de Bangui » dans une de ses parutions en occurrence celle du 07 octobre 2016. En réaction, le CPMEC et certains fournisseurs de l’Etat convoquent la presse samedi dernier pour faire une mise au point sur le contenu de l’article. Le CPMEC dit ne pas se permettre « de réfuter le contenu de l’analyse » du quotidien de Bangui « qui laisse transparaitre » sa « hargne à en découdre avec le Ministre DondraC’est révoltant».

La partie qui déclenche l’avalanche dans cette œuvre journalistique gorgée de contres vérités selon le CPMEC est la suivante : « Sans broncher, lors de paiement des créances aux fournisseurs de l’Etat, les cadres qui sont responsabilisés s’étaient démenés à ne privilégier les créances de l’ethnie Yakoma qui ont eu finalement de grosses enveloppes. Curieux ». Le CPMEC va jusqu’à qualifier Le quotidien de Bangui du journal « mille collines à la centrafricaine » parce que ce canard attise, par dénonciation, le feu sur la culture « yakomaphobe ». Le collectif des fournisseurs reconnait du moins que certains de ses membres sont frustrés pour n’avoir pas été pris en compte dans cette première vague de paiement. Il n’est point de doute que les affirmations de Le quotidien de Bangui trouvent leurs fondements dans l’indignation de certains membres du CPMEC. Le collectif ne l’ignore point puisque son président Mathurin Sabengue-Zeze affirme sans réserve que le média accusateur fait fausse route. « Ils vous ont fourvoyé », dit-il.

L’article salé servi tendrement aux lecteurs de la presse n’a pas seulement enkysté le CPMEC mais a aussi causé des gangrènes stomacales chez les différents mouvements des fournisseurs de l’Etat fixés avec des épingles par Le quotidien de Bangui. « En indexant une catégorie de nos adhérents pour les envoyés à la vindicte populaire nous trouvons cela écœurant et dégoutant », morigène Ngakoutou Gervil au nom des entrepreneurs fournisseurs.

Dans de telles situation le CPMEC se doit de comprendre que le bruit gênant émane incontestablement de ses entrailles et qu’il appartient à Le quotidien de Bangui de chercher une confrontation de l’information avant toute divulgation pour ne pas donner occasion de jeter du discrédit à souhait sur le périlleux travail de journaliste qu’effectue l’ensemble des acteurs de la presse centrafricaine. Pour ce cas de figures, un réaction du ministre Dondra ferait peut-être plus mouche mais, sagement, le silence vaut quelques fois mille discours vides de sens.

Paul Morais

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