Accueil Actualité Braconnage : 26 éléphants tués pour leurs ivoires dans la Zanga-Sangha.

Braconnage : 26 éléphants tués pour leurs ivoires dans la Zanga-Sangha.

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26 est le nombre provisoire des éléphants abattus dans le parc Saline de Zangha-Sangha dans la Sangha Mbaéré (Sud-ouest) dans la semaine du 6 mai. C’est le chiffre donné par les agents de l’Air Protégé Zangha-sangha (APZS). Selon les habitants de Bayanga ce sabotage faunique porte la signature des braconniers venus du Soudan.

elephantDans un entretien téléphonique avec kangbi-ndara.net le 11 mai, un habitant de Bayanga (Extrême Sud-ouest) couvert sous l’anonymat confirme que les services de l’Air Protégé Zangha-sangha (APZS) ont sur le terrain retrouvé 24 éléphants dont 22 adultes et 2 éléphanteaux tués sans leurs ivoires sur la saline Zangha- Sangha. 2 autres grands éléphants ont été abattus derrière la base des éléments de l’APZS. Au totale 26 éléphants tués pour leurs ivoires dans cette réserve nationale située dans la forêt équatoriale.

Certains habitants de la commune de Bayanga affirment avoir vu des soudanais dans le périmètre sécurisé un jour avant. « Ce sont des soudanais venus avec des armes de guerre et des pick-up de marque BG75 », dit un habitant dans l’anonymat. Une autre source « OFF » témoigne que les braconniers aient été reçus au préalable par les nouvelles autorités de la gendarmerie de Bayanga avant le massacre de ces mammifères protégées. Des propos qui laissent remonter à la surface l’hypothèse d’un sabotage organisé et en réseaux.

Depuis hier, les services de l’APZS poursuivent les fouilles pour retrouver les corps de certaines bêtes qui seraient mortes à des kilomètres du parc saline suite à des profondes blessures. Pour l’heure, « l’odeur de la chair des éléphants dégage dans tout Bayanga. Les habitants se contentent de dépecer le corps des bêtes tuées pour s’en nourrir », nous confie l’un des rares  Ecogardes resté dans la commune depuis le changement politique du 24 mars. Il argumente aussi que ce massacre fera fuir les éléphants très loin du parc. « Instinctivement ils ne reviennent pas là où l’un de leur décède. Ils ne l’oublieront pas », poursuit-le fonctionnaire.

Cette situation déferle la chronique au sein de la population dans la capitale centrafricaine où les nouvelles autorités entendent enquêter sur ce crime écologique.