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Djotodia : « Aucun journaliste ne sera mis sous verrou sous mon mandat ».

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Désormais, les journalistes centrafricains sont libres d’exercer leurs métiers en toute quiétude. C’est un engagement pris le 03 mai 2013 par le Président autoproclamé de la République Centrafricaine Michel Djotodia Amnondroko lors de sa rencontre avec les professionnels des médias centrafricains à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de presse. En effet, pour faire montre de sa détermination il a d’abord donné 1 000 000 FCFA aux journalistes séance tenante et leur promet 25 000 000 FCFA d’ici une semaine. 

1316875-439818-jpg_1197451_434x276  Presque tous les médias centrafricains ont répondu de leurs présences au rendez-donné par le nouvel homme fort de Centrafrique le Président Michel Djotodia Amnondroko à l’Hôtel Ledger Plazza de Bangui. Il n’a pas été seulement question de commémorer la journée du 03 mai dédiée à la liberté de la presse mais surtout d’échanger sur l’environnement qu’offre le nouveau régime en place pour la protection des journalistes de Centrafrique. Pour cette année, c’est sous la thématique « Parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias » que cette journée est commémorée.

« En ce jour du 03 Mai, nous voudrons déclarer solennellement que les journalistes et leurs collaborateurs sont libres…Nous avons eu l’occasion de dire à certains que : sous notre mandat, il n’y aura pas de prisonnier d’opinion. Aucun journaliste dans l’exercice de sa fonction, ne sera mis sous les verrous, ni inquiété pour avoir exprimé tel ou tel propos. C’est un engagement que nous prenons et que nous entendrons faire respecter… L’Etat veillera à la sécurité des acteurs de la presse et créera les conditions d’un environnement sur et favorable qui permettront  aux journalistes de faire leur travail de manière indépendante et en toute quiétude», a déclaré le Président centrafricain devant plus d’une cinquantaine de journalistes.

Toutefois, Djotodia, a dans son énoncé, souligné qu’il est très important pour les professionnels des médias centrafricains de ne pas perdre de vue les limites de leur liberté fixées par le code d’étique et de déontologie journalistique et par la Loi sur la dépénalisation.

Les professionnels de médias ont bien accueilli les propos libérateurs du Président Djotodia mais ils ont également saisi l’opportunité pour dénoncer publiquement les actes de sabotage, des menaces de mort, des équipements et de  certaines rédactions pillés suite à l’avènement de Michel Djotodia au pouvoir.

Entre autres, la Directrice de Radio Ndeke Luka, Sylvie Jacqueline Panika a sans embuche cité nommément, grades inclus, tous les éléments des forces de la Séléka qui se sont rendus au niveau de sa rédaction pour piller ou proférer des menaces de morts à ses agents. Le Directeur de Publication du quotidien indépendant « Le Citoyen » Macka Gbossokoto n’a pas aussi loupé l’occasion pour réprimer fermement la « cruauté Séléka » visant à saccager des sièges de certains journaux à Bangui, dont celui du quotidien « Le Confident ». D’après les autres responsables de médias le climat d’insécurité prolongé actuelle limite également le travail des journalistes d’où il faut que M. Djotodia en révise la question.

Comme le dit sagement un proverbe africain : «  les linges sales se lavent en famille ». De long au large, cette rencontre a été «  un pas vers la démocratie…seulement si le Président Djotodia respecte son engagement », a dit un banguissois, qui a suivi en direct des ondes de la radio nationale les échanges depuis l’Hôtel Ledger, à kangbi-ndara.net.

En fin de cette rencontre le Président Djotodia a remis une somme de 1 000 000 FCFA à une quarantaine de journalistes présents ce jour. Il a encore promit 25 000 000 FCFA à l’ensemble des médias centrafricains d’ici la semaine du 6 mai 2013.

Il faut aussi dire que depuis sa prise du pouvoir le 24 mars dernier le Président Djotodia multiplie les rencontres avec différents acteurs de la vie politique, sociale, économique et culturelle de la République Centrafricaine. Son message de fond est toujours le même : aider moi dans la reconstruction de la République Centrafricaine.