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Embuscade tendue aux FACA : la ministre de la Défense de Centrafrique Marie-Noel Koyara déclare enfin la guerre aux groupes armés actifs ?

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Kangbi-ndara.info/ « Les Forces armées centrafricaines (FACA) sont les symboles de la Nation centrafricaine. Si quelqu’un s’attaque à l’armée centrafricaine c’est qu’il s’en prend directement au Peuple centrafricain », entrefilets des propos de Marie-Noel Koyara , ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée.

Marie Noel Koyara a-t-elle pris le risque de déclarer la guerre aux groupes armés qui violent impunément l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) en violation des restrictions militaires onusiennes en vigueur ? Cette pierre d’achoppement n’aura pas raison de Koyara qui dans son laïus du 22 juin dernier devant la presse a compatie aux familles des militaires tombés en mission et a exhorté ses compatriote à l’éveil du patriotisme dormant en faveur des Forces armées centrafricaines (FACA), plusieurs fois attaquées par des forces irrégulières encore actives dans le pays.

En effet, trois combattants des forces de défense nationale ont perdu la vie et plusieurs autres blessés dans une nouvelle embuscade tendue le dimanche 21 juin non loin de Besson, zone d’éleveurs contrôlée par le mouvement 3R du mercenaire étranger Sidiki Abbas, dans la localité de Baboua dans la Nana-Mambéré à l’Ouest du pays.

Ces dommages imputés lâchement à l’armée nationale par le mouvement 3R – en violation flagrante de l’APPR-RCA, engageant les seize groupes armés signataires de cet accord à « renoncer au recours aux armes afin de faire valoir toute forme de revendication et de mettre fin à toutes les hostilités et violence entre eux, contre les agents de l’Etat, les Forces de Défense et de Sécurité, des personnels de l’ONU et de tous les acteurs humanitaires » – ravive les débats sur l’embargo toujours imposé uniquement aux FACA tandis que les bandes armées se surarment au quotidien sous la barbe de la Communauté internationale.

Evidemment, sur les seize groupes armés, seulement trois notamment l’UPC d’Ali Ndarassa le mercenaire nigérien, les 3R du mercenaire d’origine camerounaise Abbas Sidiki et le MPC du tchadien Al-Khatim violent régulièrement l’APPR-RCA et sapent ainsi les efforts tous azimuts consentis pour le retour durable de la paix en République centrafricaine.

 « Si quelqu’un s’attaque à l’armée centrafricaine c’est qu’il s’en prend directement au Peuple centrafricainC’est avant tout notre armée. Le Peuple centrafricain ne pourrait jamais tirer sur son armée. Nos divergences ne peuvent nous pousser à renier les forces que nous avions réclamées. Cette armée est là aujourd’hui mais limitée dans ses actions. C’est à nous de la soutenir pour que l’embargo soit levé totalement afin qu’elle remplisse pleinement sa mission de protéger toutes les couches de la population. Nous en avons perdu trois valeureux hommes de rang dans une embuscade tendue lâchement par le mouvement 3R. Il ne revient pas à un groupe armé de protéger une couche quelconque de la population, cette mission est celle de l’armée nationale. Les Centrafricains doivent se solidariser avec leur armée. Nous ne sommes pas faibles. Nous sommes juste sous embargo » a tancé Marie Noel Koyara.

L’an dernier, un convoi des FACA a essuyé les tirs de l’UPC dans une embuscade tendue à l’entrée de la ville de Bambari. Si l’Etat-major centrafricain n’avait déploré que des blessures légères dans cette embuscade, du côté de l’UPC le bilan humain était lourd, plus  de 200 morts.

Contre toute attente, les trois groupes armés réfractaires viennent de s’unir contre le peuple centrafricain sachant qu’une mission de maintien de paix des Nations-Unies est opérationnelle dans le pays.

Franco Petruss