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Mise au point de l’ancien ministre Théodore Jousso au journal Tsunami net centrafrique.

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Mise au point à Mr Édouard YAMALET en guise de réponse à son article du Tsunami.net Centrafrique, du 08 avril 2020: « Détournement à la SODIAC ».

Reprenant un article paru le 1er Octobre 2018 pour l’adapter à une affaire pendante devant les Juridictions Centrafricaines (faux passeports diplomatiques), votre journal, sous la plume d’Édouard YAMALET, revient une fois de plus, sur de sordides allégations de détournement de 04 milliards de francs cfa, (Excusez du peu…..) , au niveau de la Société de Développement des Infrastructures Aéroportuaires (SODIAC).

Dans cet article, Mr YAMALET, qui s’appuie sur un prétendu rapport de la Commission d’enquête parlementaire me mettant personnellement en cause, ne relève aucun vice de forme, ne fait aucunement référence aux exigences et aux pré requis du bon Journaliste d’Investigations. Ce type de Journaliste est toujours animé du souci d’informer juste et vrai, dans la rigueur d’une démarche contradictoire, équilibrée et constructive.

Aussi, sous ce rapport de recherche de vérité, je me serais volontiers prêté à la démarche, pour ne pas dire au jeu, en toute transparence.
Ne devrions-nous pas le relever et nous étonner d’une incongruité: certains Députés membres de la présente législature sont constamment brocardés dans les colonnes de votre propre journal, en des termes peu amènes, leur ôtant ainsi toute crédibilité dans l’opinion.

Curieusement, leurs propos trouvent subitement et par quel opportun miracle « grâce » à vos yeux, au point de leur conférer la sacralité de la « Parole d’Évangile », quand il s’agit de nuire et salir la personne Théodore JOUSSO ou plusieurs honnêtes et paisibles citoyens, selon vos humeurs du moment, à travers des allégations dénouées de tout fondement.

Il y aurait lieu de légitimement s’interroger, à juste titre, sur la nature du crédit que vous semblez accorder à ces derniers, alors que vous les qualifiez vous même de «…..Députés illettrés et malléables,…..» votre propre expression; cf :votre post repris sur votre page et largement partagé en date du 09 avril 2020 à 21h33, intitulé « Dénoncer les faits réels Paix », dont extrait.
Inconséquente Logique!

Soulignons pour mieux le déplorer, que ce rapport, non validé, par les Instances Statutaires prévues dans le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, en l’occurrence : la Conférence des Présidents de Commissions, et des Présidents des Groupes Parlementaires ; le Bureau de l’Assemblée ; et la Présidence de l’Assemblée, puisse faire l’objet de diffusion aussi large qu’inopportune précisément sur les ondes de la radio Ndekeluka pour ne pas la nommer. Cette radio (si souvent accusée de partisane (Radio milles collines) au mépris de sa Charte, avait accepté d’être instrumentalisée à cet effet.
Une aubaine, fort bien cynique, pour votre ligne rédactionnelle coutumière de lynchages médiatiques……

Est-il superfétatoire de faire remarquer à un grand journaliste d’investigations, de votre trempe, que sous d’impératifs prétextes de lutte contre la mauvaise gouvernance (détournement, corruption, etc…) se dissimulent, bien trop souvent, de sordides et lâches manœuvres souterraines visant à écarter de présupposés rivaux politiques?

Pourtant l’histoire contemporaine de notre pays regorge de nombreux exemples d’instrumentalisation et pas des moindres ; d’allégations de détournements, aux fins de nuire, à des politiques ou à de
simples citoyens, compromettant à dessein des trajectoires de carrières prometteuses.

De trop nombreux leaders en ont injustement pâtis. Quand ceux ne sont d’honnêtes citoyens qui tristement affectés en porte les violents stigmates au point ou leur destin et celui de leurs familles en sont durablement brisés.

Quel tristesse ! A qui profite le CRIME?

Quel plaisir éprouve un véritable journaliste d’investigations, féru de sa passion et qui foule au pied et sans états d’âme, les règles élémentaires et la déontologie de ce noble métier, si justement promu 4ème pouvoir pour les valeurs de vérité, de transparence et d’objectivité défendues.

Prudence et objectivité seraient rigoureusement de mise dans toute démarche d’investigation sérieuse de cette nature, dans la quête d’une vraisemblable vérité.

L’ironie du sort, nous conduit à l’irrationnel. Donner un cours magistral à des profanes, mais avec l’antinomique satisfaction d’en tirer gain de cause pour la postérité.

Mr YAMALET, sachez, pour votre gouverne, que la SODIAC est une Société de Projets, créée par la loi 12 .009 du 12 juin 2012 sur mon initiative, en qualité de Ministre Délégué à la Présidence de la République, Chargé de l’Aviation Civile, à l’époque. Aussi, c’est dans ce contexte, qu’en rendant à César, ce qui appartient à César le ferme soutien du Président BOZIZÉ aura été déterminant dans la rapide promulgation et diligente signature du décret 12.153 du 15 juillet 2012 portant approbation des Statuts de cette société.

Spécial Purpose Vehicle (SPV en anglais), la SODIAC est chargée de promouvoir les investissements dans le secteur aérien. La gestion Déléguée à l’association internationale des compagnies aériennes (IATA) comporte de nombreux avantages, notamment; une collecte indépendante et transparente des recettes, un recouvrement efficace par prélèvement direct à la source dans le Clearing house (chambre
de compensation). La notoriété de la signature et du label IATA confère un degré élevé de confiance auprès des éventuels partenaires.

Aussi, en dépit de nombreux facteurs bloquants, en particulier la faiblesse de son trafic, donc inéligible de fait, l’aéroport de Bangui Mpoko, grâce à des relations personnelles et à l’intervention de Mr TAYLOR, ancien directeur général de l’IATA, à pu bénéficier de ce dispositif très pertinent et activement recherché par tous les gestionnaires d’aéroports du monde.

A titre d’exemple, la construction du fleuron et nouveau siège de la SODIAC, sur fonds propres et inauguré sur le site de l’aéroport de Bangui constitue la preuve concrète et durable de la pertinence de ce dispositif innovant.

Les règles strictes de surveillance de cette gestion par l’IATA sous la supervision de l’Autorité de Régulation des Marchés Financiers Suisse dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, rassurent nos futurs partenaires techniques et financiers intéressés par l’ambitieux programme de modernisation des infrastructures de l’aéroport de Bangui Mpoko. (Banque Africaine de
Développement, Fonds Saoudien, Agence Française de Développement, etc …..)

Toujours animé de cette dynamique constructive de participer à votre information, veuillez noter que le chiffre d’affaires de la SODIAC avoisine annuellement 2 millions d’euros selon la comptabilité très rigoureuse tenue par L’IATA à Genève; soit Un Milliard Trois Cent Millions de francs cfa environ.

Les dépenses de fonctionnement sur 3ans; soit 30% du chiffre d’affaires et les investissements mobilisés pour construire le siège de la société ne permettent pas de disposer de trésorerie suffisante à hauteur de 4 milliards et susceptible d’être détournée.

Simple et élémentaire calcul de bon sens, n’est-ce pas ?

Dans la même veine, comprenez définitivement que le Ministre de l’Aviation Civile exerce une tutelle technique. Fonction éminemment politique; à ce titre, il n’est guère et aucunement ordonnateur, encore moins comptable des dépenses de la SODIAC.

Sous ce rapport et toujours à titre pédagogique, parvenir à détourner le moindre centime d’un pareil bunker, il faudrait nécessairement et obligatoirement bénéficier de fortes complicités à plusieurs niveaux ; à Genève d’abord , puis à Bangui ensuite et précisément au Cabinet du Premier Ministre qui à un droit de regard ( CONTRÔLE GÉNÉRAL des Offices Parapublics ), et d’approbation sur tous les programmes d’emploi avant règlement des dépenses.

Retenez monsieur, que c’est ce type de raisonnement: « conditions nécessaires (complicités) et suffisantes (trésorerie disponible) » que l’on enseigne aux jeunes potaches qui embrassent les études de mathématiques élémentaires.

Voyez – vous, un minimum de rigueur dans le traitement de cette information vous aurais permis de vous en rendre compte par vous même, ancien cadre des finances!

Les règles de déontologie en la matière, exigent la vérification de l’information ainsi que sa vraisemblance au lieu de verser dans le sensationnel et le désir de dénigrer à tout prix les ministres (ligne rédactionnelle) vous ont malheureusement fait défaut et conduit dans cette impasse qui relève du fantasme.
Hélas! la vérité est bien plus prosaïque:

La vérité est bien plus prosaïque:
Un député, membre de la Commission Équipement, et par ailleurs Patron d’une Entreprise, ( incompatibilité pour risque de conflit d’intérêt ) de la place, a lâchement choisi de régler ses comptes personnels en raison de mon refus de faire installer un tableau d’affichage à l’aéroport de Bangui Mpoko; lequel tableau d’affichage, proposé par sa société à un prix extrêmement fantaisiste au terme d’un « savant marché de gré à gré » comme savent si bien le faire certains individus au mépris des valeurs d’éthique et des règles de mise en concurrence exigée dans les appels d’offres.

Qui plus est, la faiblesse du trafic quotidien (2 vols internationaux en moyenne) ne justifie aucunement pareille acquisition. Au demeurant, le programme de mise aux normes édictées par ‘Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) de notre unique aéroport international suggèrent plutôt un investissement dans les domaines de Sûreté et Sécurité. A cet effet, la recherche de financement pour réaliser tous ces investissements essentiels exigée après les audits de conformités constitue l’une des missions fondamentales confiées à la SODIAC.

Évitons de distraire nos maigres ressources dans des secteurs non essentiels!.

En conséquence, l’ancien gestionnaire aura été relevé de ses fonctions par le Directeur Général de l’ASECNA Dakar avec effet immédiat, pour ces motifs et manquements graves. Cette décision
salutaire est à l’origine du déclenchement de la sordide cabale à travers une insidieuse campagne médiatique que vous avez, sans discernement aucun, reprise à votre compte sous la forme d’un réquisitoire d’une virulence inouïe et assumée.
Pour conclure, revenons sur ce dossier de faux passeports diplomatiques, objet de toute cette agitation malsaine dans une certaine presse.

Cette affaire, en cours d’instruction selon les règles de procédures dans un État de droit (présomption d’innocence) ne saurait être évoquer, ni commentée afin de préserver les secrets de l’enquête. Les personnes mises en cause, bénéficient donc de cette présomption d’innocence, jusqu’au prononcé
d’une décision devenue définitive. En la matière, la responsabilité reste personnelle .

J’en veut pour preuve, le communiqué du MLPC, parti auquel est affilié le ministre délégué, qui appelle à la retenue et recommande de faire confiance à la justice de notre pays.

Auriez-vous la prétention d’être plus royaliste que le roi?

Brouiller les pistes par un amalgame savamment entretenue.

Accuser la terre entière de deux poids deux mesures.

Des procédés d’enfumage bien connus ne contribuent nullement à la manifestation de la vérité.

Comparaison n’est pas raison.

Publier de nouveau en l’an 2020, et ceci dans une contexte différent, un article paru en 2018, article dont la pertinence est sujette à caution et qui fait, d’ores et déjà, l’objet de poursuite devant les Tribunaux de Bangui, pour diffamation, manque assurément d’élégance et de rigueur professionnelle.
 
Théodore JOUSSO LEYNEH MBINDA YANG’BARA
Ancien Ministre
Bangui – Centrafrique.