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SODECA-LAVOISIER : la contre-analyse des eaux se ferait sur le même échantillon ?

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Kangbi-ndara.info/ Les eaux de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) sont dangereuses pour la santé. C’est la conclusion d’une analyse faite ce mois d’avril par le laboratoire Lavoisier de l’Université de Bangui. Le Directeur général par intérim de la SODECA, Christophe Privat Belandombi, conteste les résultats de cette analyse et exige une contre-expertise de l’Institut Pasteur de Bangui. La contre-expertise de l’Institut Pasteur de Bangui suffirait à endiguer le déficit managérial criard au niveau de la SODECA ?
Le laboratoire Lavoisier de l’Université de Bangui, unique centre d’analyse physico-chimique de référence de l’OMS d’Afrique centrale, après analyse physico-chimique d’un échantillon d’eau prélevé le 06 avril dernier a rendu public son sur la qualité des eaux distribuées par la SODECA depuis plusieurs mois.


Selon ce rapport le PH de l’eau prélevée est inférieur à 6. L’analyse souligne une faible teneur en chaux de l’eau produite, que les granulés préparés ne respectent pas les normes requises d’où la présence des matières fécales. Les conclusions de Lavoisier sont formelles à tout égard. A Bangui un grand nombre d’une certaine classe sociale consomme au quotidien les « eaux sales » de la SODECA tandis ceux qui ont le choix en utilise uniquement pour le nettoyage, la lessive, la vaisselle et autres.


Les eaux à dosage acido-basique faible de la SODECA n’est pas la résultante d’une quelconque incompatibilité d’humeur au sein du personnel comme le démontre le contenu de la réponse au questionnaire du Dgpi, en date du 15 avril dernier, à son PCA mais plutôt d’une carence cruciale de capital humain à la tête de cette société portant encore les stigmates d’une gestion ethnique.


Comment était administré le dosage acido-basique avant l’intérim assuré par Belandombi pour en arriver aujourd’hui avec l’absence des ions acides dans lesdites eaux ? Est-ce une première pour le laboratoire Lavoisier d’analyser les eaux de la SODECA d’émettre ainsi un son confus ? Cette situation ne témoigne-t-elle pas simplement de l’incompétence technique de Belandombi que l’on défend encore au sommet de l’Etat afin qu’il soit confirmé au poste de directeur général de la SODECA ?


Remettre en cause les conclusions du laboratoire Lavoisier pourrait être considéré comme un mépris. Même si ça se murmure que le Dgpi Belandombi serait le protégé du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique Herbert Gotron Djono Ahaba cela justifierait son irrévérence à l’endroit de la hiérarchie et d’un centre reconnu mondialement ?


S’il est vrai que l’analyse dont il est question a été élaborée par des étudiants comme prétend le Dpi, il n’en demeure pas moins que ce centre de référence ne pourrait en aucun cas valider et rendre public le résultat d’un travail mal fait. Aussi, pour faire une contre-expertise, elle doit se faire avec les mêmes eaux prélevées le 6 avril par le laboratoire Lavoisier, si l’échantillon est encore disponible. Au cas échéant, les résultats ne pourraient jamais être identiques car la SODECA corrigerait les failles relevées.


Outre, la question de vétusté des équipements de la SODECA n’est pas à l’ordre du jour puisque Bangui sait que 300 millions de FCFA ont été injectés depuis par l’Etat centrafricain pour pallier ce problème.


La rupture tant prônée par le Président Touadera souffre le martyrs à la SODECA et, outre le COVID-19, il serait temps pour les dirigeants de porter une attention très particulière sur l’ensemble des secteurs publics touchants directement à la santé de la population.


Franco Petruss